31 minutes 12 heures

🌙 Encore réveillé ?

Chaque soir, un peu plus près de Jésus.


📅 30 août


❤️ Tu es aimé avant même d’avoir accompli quoi que ce soit


📖 Matthieu 3.17

« Et voici, une voix fit entendre des cieux ces paroles : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection. »
Matthieu 3.17


Hier, nous avons vu Jésus sortir du Jourdain après son baptême, le ciel s’ouvrir et l’Esprit de Dieu descendre sur lui comme une colombe. Voici maintenant le point culminant de cette scène particulière : la voix du Père se fait entendre depuis le ciel, présentant Jésus comme son Fils bien-aimé et exprimant toute l’affection qu’il éprouve pour lui. Avant même que Jésus ait prononcé sa première prédication publique, guéri un malade, appelé un disciple ou accompli l’un des miracles que les Évangiles rapporteront plus tard, le Père prononce ces paroles à son sujet.

Matthieu 3 s’achève ainsi par une merveilleuse révélation de l’identité de Jésus. Jean avait annoncé la venue du Messie, Jésus était venu au Jourdain et avait été baptisé, le Saint-Esprit était descendu sur lui et, maintenant, le Père lui-même confirmait l’identité de son Fils. À partir de cet instant, aucun doute ne pouvait subsister quant à celui vers lequel toute la préparation accomplie par Jean avait orienté les regards : Jésus est le Fils bien-aimé de Dieu, et le ministère qu’il commence maintenant bénéficie de l’approbation parfaite du Père.


👑 Le Père révèle qui est véritablement Jésus

Jusqu’à ce moment-là, la plupart des gens ne connaissaient probablement Jésus que comme un homme venu de Galilée. Pendant de nombreuses années, il avait vécu à Nazareth sans se présenter publiquement comme le Messie. Mais la confirmation décisive ne vient maintenant pas des hommes, mais du ciel. Jésus n’a pas besoin de prouver lui-même son identité ni de recevoir l’approbation humaine pour savoir qui il est. Le Père déclare lui-même : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé. »

Cette déclaration est importante pour l’ensemble de l’Évangile selon Matthieu, car nous rencontrerons désormais Jésus dans des situations très différentes. Nous le verrons affamé dans le désert, tenté par Satan, attaqué par les chefs religieux, incompris par les hommes et, plus tard, abandonné même par ses propres disciples. Il y aura extérieurement des moments pendant lesquels rien ne semblera évoquer la puissance et la gloire. Les paroles prononcées par le Père au Jourdain resteront pourtant vraies : ce Jésus est son Fils bien-aimé.

Notre conception de Jésus ne devrait donc pas dépendre de ce que les hommes pensent de lui. Certains le considèrent seulement comme un grand enseignant, d’autres comme une figure religieuse du passé ou un modèle moral. Dès le commencement de son ministère public, Matthieu nous permet cependant d’entendre comment le Père lui-même le présente. Celui qui désire connaître Jésus doit donc examiner sérieusement ses déclarations et le témoignage que lui rend le Nouveau Testament.


❤️ « Mon Fils bien-aimé »

Dans les paroles du Père, nous n’entendons pas seulement une déclaration concernant l’identité de Jésus, mais aussi la relation entre le Père et le Fils. Jésus n’est pas présenté avec froideur ou distance, mais comme le Fils bien-aimé. Avant le début de son ministère public, cette relation se trouve au centre de la scène.

Cette réalité est particulièrement importante lorsque nous pensons à ce qui se produira immédiatement après. Jésus sera conduit dans le désert et tenté par le diable. L’une des premières tentations attaquera précisément son identité : « Si tu es Fils de Dieu, alors… » Satan cherche ainsi à semer le doute là où le Père vient d’établir la certitude. Mais Jésus n’a pas besoin de prouver sa filiation par un miracle, car il sait ce que le Père a déclaré à son sujet.

Nous traversons nous aussi des situations dans lesquelles le doute attaque notre relation avec Dieu. Après une faute, certaines pensées peuvent surgir : « Maintenant, Dieu ne peut certainement plus vouloir de moi. » Dans une période difficile, nous nous demandons peut-être : « Si Dieu m’aime réellement, pourquoi permet-il cela ? » Lorsque d’autres personnes nous rejettent ou nous critiquent, leur opinion peut soudain déterminer la manière dont nous nous considérons nous-mêmes.

C’est précisément dans ces moments-là que nous avons besoin d’une identité plus profonde que nos sentiments changeants et les jugements des autres. Pour celui qui appartient à Jésus, la valeur personnelle ne réside pas dans le fait d’être toujours couronné de succès, apprécié ou irréprochable. Elle réside dans le fait que Dieu nous accueille en Christ et nous appelle à vivre en communion avec lui.


🌱 L’amour précède les accomplissements

Le moment auquel le Père prononce ces paroles est remarquable. Jésus n’avait pas encore commencé son ministère public. Le sermon sur la montagne était encore à venir, tout comme les guérisons, la multiplication des pains, la résurrection des morts et tous les autres événements qui attireraient plus tard de grandes foules. Le Père déclare pourtant déjà : « En lui j’ai mis toute mon affection. »

Dans le cas de Jésus, il ne s’agit évidemment pas de devoir d’abord mériter l’amour du Père. Il est le Fils éternel et vit dans une communion parfaite avec le Père. Il existe néanmoins ici une leçon importante pour nous : l’amour de Dieu ne fonctionne pas selon le système de performance que nous connaissons dans de nombreux domaines de notre vie.

Nous apprenons très tôt que les performances sont évaluées. De bons résultats apportent des compliments, les erreurs entraînent des critiques et ceux qui accomplissent des choses particulièrement remarquables reçoivent souvent davantage de reconnaissance. Nous pouvons inconsciemment transposer cette manière de penser dans notre relation avec Dieu. Après une bonne journée pendant laquelle nous avons prié, lu la Bible et agi avec bonté, nous nous sentons peut-être plus proches de lui. Après une mauvaise journée pendant laquelle nous nous sommes montrés impatients ou sommes retombés dans une ancienne faute, nous pensons au contraire devoir accomplir quelques bonnes actions avant de pouvoir revenir auprès de lui.

L’Évangile nous montre un autre chemin. Nous ne changeons pas afin que Dieu accepte enfin de nous aimer. Nous pouvons venir auprès de lui parce qu’il nous a déjà révélé son amour en Jésus. C’est précisément cet amour qui nous donne la sécurité et la force nécessaires pour nous laisser transformer.


🪞 Dans quelle mesure dépends-tu de l’opinion des autres ?

Tu connais peut-être ce sentiment : une seule remarque peut transformer toute une journée. Quelqu’un te félicite et tu te sens soudain plus sûr de toi. Quelqu’un te critique et cette assurance disparaît aussitôt. La situation devient particulièrement difficile lorsque nous commençons à faire dépendre presque entièrement notre valeur de la perception que les autres ont de nous.

Aujourd’hui, les réseaux sociaux intensifient encore cette pression. En quelques minutes, nous pouvons voir à quoi ressemblent les autres, ce qu’ils ont accompli, où ils voyagent et quelle attention ils reçoivent. Nous comparons alors souvent notre vie entière, sans embellissement, avec les moments soigneusement sélectionnés que les autres choisissent de montrer. Nous en arrivons rapidement à penser que nous ne sommes pas assez intéressants, accomplis, attirants ou heureux.

Jésus ne vivait pas pour obtenir l’approbation des hommes. Cela ne signifie pas que les relations lui étaient indifférentes ou que les critiques ne le blessaient jamais. Son identité n’était cependant pas déterminée par les réactions humaines. Avant même que les foules l’acclament, et bien avant que certaines de ces mêmes personnes le rejettent, le Père avait parlé.

Tu n’as pas non plus besoin de faire semblant que l’opinion des autres t’est totalement indifférente. Nous sommes des êtres sociaux et les relations sont importantes. Mais aucune voix humaine ne devrait occuper la place qui revient à Dieu. Les gens peuvent mal te juger, ne pas te remarquer ou te traiter injustement sans que ta valeur devant Dieu en soit modifiée.


🤲 Tu peux venir à Dieu avec tes fautes

Il t’est peut-être facile de croire que Dieu t’aime tant que tu te comportes bien. Cela devient plus difficile après un échec. Tu as prononcé une parole que tu regrettes, une tentation t’a de nouveau vaincu ou tu as consciemment accompli quelque chose que tu savais être mauvais. La honte peut alors te conduire à t’éloigner précisément de celui auprès duquel tu devrais te rendre.

L’amour de Dieu ne signifie pas que le péché lui soit indifférent. C’est justement parce qu’il nous aime qu’il désire nous libérer de ce qui nous détruit et endommage notre relation avec lui et avec les autres. Mais sa réponse à notre culpabilité n’est pas que nous devrions d’abord nous purifier nous-mêmes avant d’avoir la permission de revenir. Jésus est précisément venu parce que nous avons besoin du pardon.

Lorsque tu es tombé, tu peux donc venir sincèrement auprès de ton cher Papa et lui confesser ta faute. Tu n’as rien à embellir ni aucune excuse à inventer. Tu n’as pas non plus besoin de te punir toi-même pendant des heures, comme si ta propre condamnation pouvait rendre le pardon de Dieu plus efficace. Tu peux prendre ta faute au sérieux, recevoir le pardon et demander à Jésus de t’aider à agir différemment la prochaine fois.

Un enfant qui est tombé a particulièrement besoin de la main de son père. De la même manière, après une chute spirituelle, tu ne dois pas fuir loin de Dieu, mais rechercher sa présence.


🏆 Tu n’as pas besoin de mériter ta valeur

Le désir d’accomplir quelque chose n’est pas fondamentalement mauvais. Il est bon d’étudier consciencieusement, de travailler avec sérieux, de développer ses capacités et de poursuivre des objectifs. Les performances deviennent problématiques lorsqu’elles doivent déterminer si nous avons le droit de nous considérer comme des personnes de valeur.

Tu penses peut-être : « Si je réussis cet examen, alors je serai assez bon. » Plus tard, la condition prendra peut-être une autre forme : « Lorsque j’obtiendrai cet emploi, que je gagnerai suffisamment d’argent, que j’aurai une meilleure apparence ou que les autres m’admireront, alors je pourrai être satisfait. » Mais dès qu’un objectif est atteint, le suivant apparaît souvent déjà. Celui qui tire exclusivement sa valeur de ses performances doit donc continuellement prouver qu’il mérite d’être reconnu.

La relation avec Dieu offre un autre fondement. Tu peux étudier, travailler et atteindre tes objectifs, mais ces choses ne doivent plus déterminer ton identité. Ta valeur ne commence pas avec ton curriculum vitæ et ne s’achève pas avec tes erreurs. Dieu t’a créé, le Christ est venu pour des personnes comme toi et il t’invite à une relation qui ne repose pas sur la liste de tes réussites.

Cette assurance peut même nous rendre plus libres de donner le meilleur de nous-mêmes. Lorsqu’une erreur ne signifie plus l’effondrement de toute notre valeur, nous pouvons en tirer des enseignements. Lorsque la réussite n’a plus besoin de sauver notre identité, nous pouvons l’accueillir avec reconnaissance sans nous élever au-dessus des autres.


👨‍👧 Ton cher Papa désire une relation, pas une représentation parfaite

Dans ces méditations du soir, nous parlons volontairement dans nos prières de notre « cher Papa », parce que Jésus nous révèle Dieu comme notre Père. Un bon père ne s’intéresse pas seulement aux résultats de son enfant, mais à l’enfant lui-même. Il désire savoir ce qui le préoccupe, ce qui lui fait peur, ce qui le réjouit et les difficultés contre lesquelles il lutte.

Nous traitons parfois Dieu presque comme une personne à laquelle nous devrions remettre chaque soir un rapport de nos performances. Nous énumérons ce qui s’est bien ou mal passé et espérons que le bilan final sera suffisamment positif. Mais la prière peut être beaucoup plus personnelle. Tu peux dire à Dieu que tu es fatigué, que quelqu’un t’a blessé, que tu crains une décision ou que tu ne comprends pas toi-même pourquoi une certaine tentation continue à t’attirer.

Dieu connaît déjà toutes ces choses, mais une relation se développe lorsque nous cessons de nous cacher. Plus nous devenons sincères avec lui, plus nous apprenons à comprendre sa grâce non seulement comme une notion théologique, mais comme une réalité de notre propre vie.


👂 Quelle voix détermine l’image que tu as de toi-même ?

De nombreuses voix s’adressent chaque jour à nous. Certaines viennent d’autres personnes, tandis que d’autres naissent dans nos propres pensées. Tu portes peut-être encore en toi des paroles que quelqu’un a prononcées à ton sujet il y a plusieurs années. Une remarque blessante peut s’enraciner pendant très longtemps et finir par ressembler à une vérité, alors qu’elle n’a jamais exprimé le jugement de Dieu à ton sujet.

Tu entends peut-être continuellement cette voix intérieure : « De toute façon, tu n’en es pas capable. » Après chaque erreur, tu penses peut-être : « C’est toujours pareil, je ne parviens jamais à faire quoi que ce soit correctement. » Ou bien tu te compares si fréquemment aux autres que tu ne vois presque plus les dons que Dieu t’a personnellement accordés.

Toute critique n’est pas nécessairement fausse et nous devrions être prêts à apprendre d’une correction justifiée. Il existe toutefois une différence entre une correction qui nous aide à grandir et une voix qui dévalorise toute notre personne. Dieu peut nous montrer très clairement ce qui est mauvais dans notre vie sans nous suggérer pour autant que nous sommes sans valeur et sans espérance.

Le Saint-Esprit nous conduit à la repentance et à Jésus. Une voix qui nous répète que nous n’avons de toute façon plus aucune chance et que nous ferions mieux de fuir loin de Dieu nous conduit dans la direction opposée. Il est donc important de connaître toujours mieux la Parole de Dieu. Plus sa vérité nous devient familière, plus nous pouvons facilement discerner les voix que nous devons prendre au sérieux et celles que nous ne devons pas écouter.


🛡️ Les paroles du Père précèdent la tentation

L’ordre des événements à la fin de Matthieu 3 et au début de Matthieu 4 est particulièrement impressionnant. Jésus entend d’abord la confirmation du Père, puis il rencontre le tentateur. Satan commence son attaque par ces paroles : « Si tu es Fils de Dieu… » Il attaque ainsi précisément ce que le Père vient de déclarer.

Pour nous aussi, la tentation concerne souvent bien davantage qu’une seule mauvaise action. Derrière elle peut se trouver la question de savoir à qui nous faisons confiance et où nous cherchons notre sécurité. Si nous pensons devoir prouver notre valeur, nous pouvons plus facilement accepter de commettre de mauvaises actions pour obtenir de la reconnaissance. Si nous craignons de ne pas être acceptés, nous pouvons abandonner nos convictions afin que les autres nous accueillent. Si nous doutons de la bonté de Dieu, un mauvais chemin nous paraît soudain plus séduisant parce que nous pensons devoir assurer nous-mêmes notre bonheur.

C’est pourquoi il est important de ne pas attendre que la tentation soit déjà devenue puissante pour rechercher la vérité divine. Jésus entra dans le désert en gardant dans son cœur les paroles du Père. Nous avons nous aussi besoin de la Parole de Dieu comme fondement avant que la pression ne survienne.

Lorsque tu sais que ta valeur auprès de Dieu ne dépend pas de l’approbation des autres, il t’est plus facile de dire non si quelqu’un te demande d’agir contre tes convictions. Lorsque tu sais qu’après une faute Dieu t’appelle à la repentance sans te rejeter, tu n’as pas besoin de dissimuler ta culpabilité. La vérité nous donne un fondement sur lequel nous pouvons rester fermes, même lorsque nos sentiments et les circonstances changent.


🌿 L’affection de Dieu ne conduit pas à l’indifférence

Lorsque nous entendons que l’amour de Dieu ne doit pas être mérité, nous pourrions en conclure à tort que notre manière de vivre n’aurait plus d’importance. Le Nouveau Testament arrive cependant à la conclusion exactement opposée. Celui qui reconnaît l’amour de Dieu reçoit une nouvelle raison d’obéir. Nous ne cherchons plus désespérément à mériter son approbation, mais nous désirons plaire à celui qui nous a aimés le premier.

Un enfant qui obéit uniquement par crainte du châtiment vit la relation différemment d’un enfant qui fait confiance à son père et sait que ses règles lui sont données par amour. Notre vie avec Dieu doit elle aussi être de plus en plus marquée par la confiance. Ses commandements ne sont pas des obstacles destinés à nous empêcher de connaître une vie heureuse, mais ils nous montrent un chemin qui protège les relations, préserve la vérité et nous avertit contre ce qui pourrait nous détruire.

La grâce et la transformation vont donc de pair. L’amour de Dieu ne dit pas : « Reste simplement pour toujours tel que tu es. » Il dit plutôt : « Viens à moi tel que tu es et laisse-moi te transformer. » Nous pouvons grandir avec patience, car Dieu connaît nos faiblesses et ne travaille pas selon un calendrier précipité. Nous pouvons en même temps rester ouverts à tout ce qu’il désire corriger dans notre vie.


🤍 Tu peux être aimé même lorsque tu n’es pas le meilleur

Les comparaisons commencent parfois très tôt. Qui est le meilleur à l’école, le plus sportif, le plus doué pour la musique, le plus populaire ou le plus accompli ? Plus tard, les catégories changent peut-être, mais le problème fondamental reste le même. Nous classons les personnes sur des listes invisibles et essayons de découvrir la place que nous y occupons.

Dans la famille de Dieu, tu n’as pas besoin de ce classement. Tu ne dois pas être meilleur que quelqu’un d’autre pour que Dieu te remarque. Les dons d’une autre personne ne t’enlèvent rien de ce que Dieu t’a donné. Si quelqu’un sait faire quelque chose mieux que toi, cela ne signifie pas que ta vie a perdu de sa valeur.

Cette vérité peut également transformer nos relations. Celui qui n’a pas besoin de défendre continuellement sa propre valeur peut se réjouir plus sincèrement de la réussite des autres. Nous ne sommes pas obligés de considérer chaque compliment reçu par quelqu’un d’autre comme une perte pour nous. Nous pouvons apprendre à employer nos propres capacités avec reconnaissance, tout en reconnaissant que Dieu a créé les êtres humains d’une manière différente.

Un bon exercice pour demain pourrait donc consister à encourager consciemment une personne pour quelque chose de positif, sans te comparer ensuite à elle. L’amour de Dieu peut ainsi nous libérer de la compétition constante et nous aider à ne pas considérer les autres comme des concurrents, mais comme des personnes auxquelles son amour est également destiné.


🌅 Demain, tu peux vivre avec une assurance différente

Demain, tu auras probablement de nouvelles tâches à accomplir, tu rencontreras certaines attentes et tu commettras peut-être aussi des erreurs. Les gens réagiront différemment à ton égard. Certains se montreront aimables, tandis que d’autres seront peut-être impatients ou injustes. Certaines choses pourront bien réussir, tandis que d’autres se dérouleront très différemment de ce que tu avais prévu.

Aucune de ces expériences ne doit déterminer si ta journée a eu de la valeur ou si tu es toi-même une personne de valeur. Tu peux accomplir consciencieusement tes tâches et apprendre de tes erreurs sans faire de chaque expérience un jugement sur l’ensemble de ta personne. C’est précisément ainsi que le message donné au Jourdain peut devenir très concret.

Lorsque quelque chose réussit, tu peux en être reconnaissant sans en tirer ta valeur. Lorsque quelque chose échoue, tu peux en tirer une leçon sans te dévaloriser. Lorsque quelqu’un te félicite, tu peux t’en réjouir sans devenir dépendant de ses compliments. Lorsque quelqu’un te critique, tu peux examiner si cette critique contient une part de vérité sans en faire automatiquement ta nouvelle image de toi-même.

Ta sécurité la plus profonde ne repose pas sur une journée parfaite, mais sur le Dieu qui t’appelle à lui par Jésus.


🌙 Avant de t’endormir ce soir

Cette journée s’est peut-être bien déroulée et tu vas te coucher satisfait. Mais il y a peut-être aussi quelque chose que tu aimerais pouvoir annuler. Il est possible que tu sois mécontent de l’une de tes réactions, que tu te sentes ignoré par quelqu’un ou que tu aies aujourd’hui encore trop réfléchi à ce que les autres pensent de toi.

Ce soir, tu n’as pas besoin de calculer ta valeur à partir du bilan de cette journée. Si quelque chose était mauvais, tu peux le confesser sincèrement à ton cher Papa et recevoir son pardon. Si quelque chose s’est bien passé, tu peux l’en remercier. Si l’opinion d’une personne t’a blessé, tu peux également apporter cette blessure à Dieu et lui demander de t’aider à la considérer correctement.

Au Jourdain, le Père a prononcé sur Jésus des paroles d’amour et de confirmation avant que ne commence le chemin difficile de son ministère public. Tu peux y découvrir une invitation à ne pas bâtir ta vie sur des voix changeantes, sur tes réussites ou sur tes échecs, mais à trouver toujours plus profondément ton identité dans la relation avec Dieu que Jésus a rendue possible pour nous.

Cette nuit, tu n’as plus rien à prouver à personne. Tu peux remettre ta journée entre les mains de Dieu, trouver le repos et recommencer demain avec Jésus.


💭 Réfléchis-y

Quelle opinion influence actuellement avec une force particulière l’image que tu as de toi-même, et accordes-tu peut-être à cette voix plus d’importance qu’elle ne le mérite ? Demande-toi également si tu fais parfois dépendre l’amour de Dieu de tes propres performances et s’il existe une faute à cause de laquelle tu t’éloignes de lui, alors que tu devrais précisément venir auprès de lui avec cette faute.


🌟 Pensée pour demain

Si tu remarques demain que tu te compares à quelqu’un ou que tu cherches absolument à obtenir de la reconnaissance, souviens-toi consciemment que ta valeur ne se décide pas dans cette comparaison. Dis brièvement à ton cher Papa ce qui se passe en toi et demande-lui de t’accorder une vision saine de toi-même et de l’autre personne. Essaie ensuite de bien accomplir ta tâche sans avoir besoin d’en faire une preuve de ta valeur personnelle. Si une occasion se présente, encourage sincèrement une personne pour une qualité que tu remarques en elle et apprends ainsi à te réjouir de ses dons sans considérer les tiens comme moins importants.


🙏 Prière

Cher Papa,

merci pour les paroles que tu as prononcées au Jourdain au sujet de Jésus. Merci parce qu’il est ton Fils bien-aimé et parce que tu as ouvert par lui le chemin qui me permet, à moi aussi, de venir auprès de toi. Je désire toujours mieux connaître Jésus et ne pas chercher ma sécurité dans ce que les autres pensent de moi.

Tu sais avec quelle facilité je me compare aux autres et à quel point les compliments ou les critiques peuvent parfois déterminer mon humeur. Aide-moi, je t’en prie, à considérer correctement l’opinion des autres, à apprendre des corrections justifiées et, en même temps, à ne pas faire dépendre ma valeur de la reconnaissance humaine.

Merci parce que je peux également venir auprès de toi avec mes fautes. Lorsque j’ai péché, aide-moi à ne pas dissimuler ou excuser ma culpabilité, mais à la confesser sincèrement et à recevoir ton pardon. Transforme-moi là où un changement est nécessaire, mais préserve-moi de la pensée que je devrais d’abord mériter ton amour en menant une vie meilleure.

Aide-moi demain à accomplir soigneusement mes tâches sans chercher constamment à prouver quelque chose. Apprends-moi à me réjouir des dons des autres et à employer avec reconnaissance ce que tu m’as donné. Lorsque les doutes surgissent, rappelle-moi que ma sécurité la plus profonde ne repose ni sur mes performances, ni sur mes sentiments, ni sur l’approbation des autres, mais sur Jésus et sur l’amour que tu as révélé par lui.

Amen.


🌙 Dors bien. Tu n’as plus rien à prouver aujourd’hui à ton cher Papa. Remets entre ses mains tes réussites, tes erreurs et les voix des autres, puis repose-toi dans la certitude que Jésus t’a ouvert le chemin vers un Père qui te connaît et t’appelle auprès de lui. À demain.

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