đ€© Histoires bibliques pour sâĂ©merveiller
LĂ oĂč les miracles de Dieu deviennent grands â pour les petits et les grands enfants
⥠Job, chapitre 37 â Ălihu sâĂ©merveille devant la voix de Dieu dans le tonnerre
đšïž Lorsque le tonnerre, la neige et le vent parlent de Dieu
đ Introduction
Dans le chapitre prĂ©cĂ©dent, Ălihu avait dirigĂ© de plus en plus le regard vers le ciel. Il avait parlĂ© de la puissance de Dieu, de la pluie, des nuages, de la lumiĂšre, du tonnerre et des Ă©clairs. Ses paroles ressemblaient au commencement dâun orage. CâĂ©tait comme si toute la nature devenait lentement silencieuse et attendait la voix de Dieu.
Ălihu poursuit maintenant son discours. Son cĆur tremble lorsquâil pense au tonnerre de Dieu. Il voit les Ă©clairs parcourir le ciel, entend le grondement du tonnerre et sâĂ©merveille de ce que Dieu manifeste sa puissance au travers de la crĂ©ation. Pour Ălihu, le temps quâil fait nâest pas simplement un phĂ©nomĂšne mĂ©tĂ©orologique. Il constitue un grand signe montrant que Dieu est plus puissant que lâĂȘtre humain.
Il parle Ă©galement de la neige, de la pluie, de la tempĂȘte et du froid. La main de lâhomme doit interrompre son travail lorsque le temps envoyĂ© par Dieu arrive. Les animaux se retirent dans leurs abris. Les nuages se dĂ©placent sous la direction de Dieu. Tout dans la crĂ©ation rappelle que lâĂȘtre humain ne peut pas tout contrĂŽler.
Pour Job, ce chapitre est une prĂ©paration. Il a posĂ© de nombreuses questions. Ses amis ont essayĂ© de donner de nombreuses rĂ©ponses. Ălihu a longuement parlĂ©. Mais tous se trouvent maintenant tout prĂšs du moment oĂč Dieu lui-mĂȘme prendra la parole.
Ce chapitre raconte comment la crĂ©ation conduit lâĂȘtre humain Ă sâĂ©merveiller et Ă devenir silencieux. Le tonnerre, la neige, le vent et les nuages montrent que Dieu est grand, insondable et glorieux. LâĂȘtre humain peut observer beaucoup de choses, mais les voies de Dieu demeurent plus Ă©levĂ©es que sa comprĂ©hension.
đ Le rĂ©cit biblique
đ Le cĆur dâĂlihu tremble devant la puissance de Dieu
Ălihu commence par des paroles profondĂ©ment Ă©mues. Il dit que son cĆur tremble devant la puissance de Dieu et bondit hors de sa place. Il ne demeure ni froid ni indiffĂ©rent lorsquâil pense Ă la grandeur divine. Quelque chose en lui sâĂ©veille entiĂšrement.
Il entend le tonnerre comme une voix puissante. Le bruit roule Ă travers le ciel, profond et fort. Celui qui a dĂ©jĂ vĂ©cu un violent orage connaĂźt ce sentiment : on devient silencieux parce que quelque chose de plus grand que lâĂȘtre humain se fait entendre.
Les petits et les grands cĆurs peuvent facilement se reprĂ©senter cette scĂšne. Lorsquâun violent coup de tonnerre Ă©clate soudainement Ă lâextĂ©rieur, les conversations sâinterrompent souvent pendant un instant. Les gens regardent vers la fenĂȘtre. Les enfants se rapprochent peut-ĂȘtre les uns des autres. La nature nous rappelle que nous ne sommes pas les plus grands.
Ălihu voit dans le tonnerre un signe de la majestĂ© de Dieu. Son cĆur ne tremble pas seulement de peur, mais aussi de rĂ©vĂ©rence. Il ressent que Dieu est puissant et que sa voix est plus grande que toutes les paroles humaines.
đ©ïž Le tonnerre roule sous tout le ciel
Ălihu dit que la voix de Dieu se fait entendre sous tout le ciel et que sa lumiĂšre atteint les extrĂ©mitĂ©s de la terre. Il voit les Ă©clairs et le tonnerre comme les signes dâune puissance qui dĂ©passe de loin les ĂȘtres humains.
Un Ă©clair peut illuminer le ciel obscur en un seul instant. Puis vient le tonnerre, qui roule au-dessus des montagnes, des vallĂ©es, des champs et des maisons. Pour Ălihu, ce phĂ©nomĂšne parle de la grandeur de Dieu.
Les ĂȘtres humains peuvent voir un Ă©clair, mais ils ne peuvent pas le saisir de leurs mains. Ils peuvent entendre le tonnerre, mais ils ne peuvent pas lâenfermer dans une petite boĂźte. La crĂ©ation de Dieu manifeste des forces que lâhomme ne maĂźtrise pas.
Ălihu est donc rempli de rĂ©vĂ©rence. Il reconnaĂźt ceci : si le tonnerre et les Ă©clairs sont dĂ©jĂ si impressionnants, combien plus grand doit ĂȘtre le Dieu qui rĂšgne sur eux !
⥠Dieu accomplit de grandes choses que nous ne comprenons pas
Ălihu dit que Dieu fait merveilleusement gronder sa voix et quâil accomplit de grandes choses que nous ne comprenons pas. Câest lâune des pensĂ©es les plus importantes de ce chapitre.
Les ĂȘtres humains peuvent apprendre beaucoup de choses. Ils peuvent observer le temps, contempler les nuages et rĂ©flĂ©chir Ă la pluie. Mais ils ne peuvent pas comprendre pleinement la puissance de Dieu. Il demeure un mystĂšre plus grand que toutes les explications humaines.
On peut dire aux enfants : il est possible de regarder une belle peinture et dâen dire beaucoup de choses. Mais lorsque le peintre lui-mĂȘme explique ce quâil a voulu exprimer, on dĂ©couvre souvent quâelle contient bien davantage. Il en est ainsi de la crĂ©ation de Dieu. Nous en voyons une partie, mais Dieu en connaĂźt toute la profondeur.
Ălihu veut rappeler Ă Job que lâĂȘtre humain ne peut pas immĂ©diatement comprendre tout ce que Dieu accomplit. Cela ne signifie pas que Dieu agisse mal. Cela signifie que sa sagesse dĂ©passe notre maniĂšre de voir.
âïž Dieu parle Ă la neige
Ălihu parle ensuite de la neige. Il dit que Dieu commande Ă la neige : Tombe sur la terre. Câest une image magnifique. Dans la pensĂ©e dâĂlihu, la neige ne tombe pas simplement par hasard. Elle est un signe de la souverainetĂ© de Dieu sur la nature.
La neige tombe silencieusement. Contrairement au tonnerre, elle nâest ni bruyante ni effrayante. Elle recouvre doucement la terre, blanchit les chemins et transforme le paysage. Ălihu voit Ă©galement en elle la puissance de Dieu.
Dieu nâest pas seulement grand dans le violent orage. Il est aussi grand dans la chute silencieuse de la neige. Sa voix peut Ă©branler dans le tonnerre, mais sa main peut aussi recouvrir doucement la terre.
Cela nous montre que la grandeur de Dieu possÚde de nombreux aspects. Elle est parfois bruyante comme le tonnerre. Elle est parfois silencieuse comme la neige. Mais elle nous rappelle toujours que la création obéit au commandement de Dieu.
đ§ïž Dieu envoie la pluie avec puissance
Ălihu parle Ă©galement de la pluie. Il mentionne la pluie lĂ©gĂšre et les pluies abondantes. La pluie tombe parfois doucement et finement. Ă dâautres moments, elle tombe avec force, frappe les toits, remplit les ruisseaux et dĂ©trempe la terre.
La pluie peut arroser les champs, faire pousser les plantes et fournir de lâeau aux ĂȘtres humains. Mais elle peut aussi rendre les chemins difficiles et rappeler aux hommes quâils ne dĂ©terminent pas tout.
Pour les petits et les grands cĆurs, la pluie est une image familiĂšre. Lorsque le sol est sec, elle devient une bĂ©nĂ©diction. Lorsquâon se trouve dehors, elle peut ĂȘtre inconfortable. Dans les deux cas, elle montre que nous dĂ©pendons de lâordre Ă©tabli par Dieu dans la crĂ©ation.
Ălihu voit la main de Dieu dans la pluie. Dieu lâenvoie, la retient, la rend lĂ©gĂšre ou puissante. MĂȘme les gouttes racontent que Dieu rĂšgne.
â LâĂȘtre humain doit interrompre son travail
Ălihu dit que Dieu met un sceau sur la main de chaque homme afin que tous reconnaissent son Ćuvre. Cela signifie que, lorsque le temps envoyĂ© par Dieu arrive, lâhomme doit parfois arrĂȘter son travail.
Un agriculteur peut faire des projets, mais lorsquâune forte pluie arrive, il ne peut pas simplement continuer Ă travailler dans son champ. Un voyageur peut entreprendre un chemin, mais une tempĂȘte peut lâobliger Ă sâarrĂȘter. La nature rappelle Ă lâĂȘtre humain ses limites.
Cela nâest pas seulement contrariant. Cela peut aussi ĂȘtre salutaire. Les hommes doivent parfois ĂȘtre arrĂȘtĂ©s afin de reconnaĂźtre : je ne suis pas le maĂźtre de tout. Ma vie dĂ©pend de Dieu.
On peut dire aux enfants : lorsque lâorage Ă©clate dehors, on ne peut pas jouer de la mĂȘme maniĂšre que par une journĂ©e ensoleillĂ©e. Il faut attendre. Cette attente peut nous apprendre Ă ĂȘtre prudents et humbles.
đŸ Les animaux eux aussi se retirent
Ălihu dĂ©crit les animaux qui regagnent leurs abris et demeurent dans leurs taniĂšres. Lorsque le temps envoyĂ© par Dieu traverse le pays, lâĂȘtre humain nâest pas le seul Ă le ressentir. Les animaux rĂ©agissent Ă©galement.
Nous pouvons imaginer les oiseaux devenir plus silencieux, les animaux chercher un refuge et le paysage sâapaiser sous les nuages sombres. La crĂ©ation semble savoir que le moment est venu de se cacher et dâattendre.
Cette image rend la souverainetĂ© de Dieu trĂšs vivante. Les hommes ne sont pas les seuls Ă se trouver sous sa puissance. Les animaux, les forĂȘts, les montagnes, les nuages et les vents appartiennent Ă©galement Ă son monde.
Lorsque les animaux se retirent devant la tempĂȘte et le froid, cela nous rappelle que toute la crĂ©ation vit sous lâordre de Dieu. Personne ne se trouve en dehors de son regard.
đŹïž Le vent et le froid sortent des chambres de Dieu
Ălihu parle du vent de tempĂȘte qui sort de sa chambre et du froid apportĂ© par les vents. Ces paroles sont poĂ©tiques et mystĂ©rieuses. Câest comme si Dieu possĂ©dait des rĂ©serves pour le vent, le gel et les phĂ©nomĂšnes mĂ©tĂ©orologiques.
Le vent peut ĂȘtre doux et faire bouger les feuilles. Mais il peut Ă©galement devenir puissant et courber les arbres. Le froid peut faire geler lâeau et durcir la terre. Toutes ces choses rĂ©vĂšlent des forces que les ĂȘtres humains peuvent ressentir sans pouvoir les maĂźtriser.
Les enfants peuvent imaginer un froid matin dâhiver oĂč leur souffle devient visible et oĂč lâeau sâest transformĂ©e en glace. On voit que quelque chose a changĂ© sans quâaucune main humaine ne lâait accompli.
Ălihu affirme que la puissance de Dieu agit aussi dans ces phĂ©nomĂšnes. Le souffle de Dieu produit la glace, et les vastes Ă©tendues dâeau deviennent solides. La nature est remplie de merveilles qui nous invitent Ă nous Ă©merveiller.
âïž Dieu charge les nuages dâeau
Ălihu dĂ©crit ensuite les nuages. Dieu les charge dâhumiditĂ© et disperse ses nuĂ©es lumineuses. Les nuages sont mystĂ©rieux : ils paraissent lĂ©gers, mais peuvent contenir de grandes quantitĂ©s dâeau. Ils flottent trĂšs haut et transforment le pays qui se trouve au-dessous dâeux.
Les nuages apportent parfois de lâombre. Parfois, ils apportent la pluie. Ils brillent parfois lorsque le soleil les touche. Ă dâautres moments, ils deviennent sombres et annoncent une tempĂȘte.
Ălihu ne voit pas dans tout cela le fruit du hasard, mais la direction de Dieu. Les nuages ne se dĂ©placent pas indĂ©pendamment de lui. Ils accomplissent la mission quâil leur confie.
Cela nous aide Ă ne pas considĂ©rer la nature comme quelque chose dâordinaire. MĂȘme un nuage peut nous rappeler que Dieu est sage, quâil met de lâordre et quâil agit selon des voies plus grandes que nos propres projets.
đ§ Les nuages se dĂ©placent sous la direction de Dieu
Ălihu dit que les nuages se dĂ©placent sous la direction de Dieu afin dâaccomplir tout ce quâil leur commande sur la surface de la terre. Lâimage est magnifique : les nuages ressemblent Ă des serviteurs qui exĂ©cutent la mission de Dieu.
Les hommes voient les nuages passer et ignorent souvent pourquoi ils donnent de la pluie Ă un endroit et poursuivent leur route ailleurs. Mais Ălihu affirme que Dieu le sait. Il les conduit selon sa sagesse.
Cela peut nous rappeler la vie de Job. Job voit son chemin sans comprendre pourquoi la douleur est prĂ©cisĂ©ment venue sur lui. Ălihu montre les nuages et dit : lĂ aussi, tu ne comprends pas tout, mais Dieu dirige.
Cela ne rĂ©pond naturellement pas immĂ©diatement Ă toutes les questions. Mais cela Ă©largit notre regard : les voies de Dieu ne sont pas le fruit du hasard, mĂȘme lorsquâelles demeurent cachĂ©es aux ĂȘtres humains.
đ Dieu envoie le temps pour corriger, pour la terre ou par bontĂ©
Ălihu dit que Dieu fait venir les nuages parfois pour corriger, parfois pour son pays et parfois pour manifester sa bontĂ©. Cela signifie que les phĂ©nomĂšnes mĂ©tĂ©orologiques envoyĂ©s par Dieu peuvent avoir diffĂ©rents objectifs.
La pluie peut constituer un avertissement, une correction, une bĂ©nĂ©diction pour la terre ou un signe de la bontĂ© divine. Les hommes voient peut-ĂȘtre seulement quâil pleut. Mais Dieu en connaĂźt la signification profonde.
Pour les petits et les grands cĆurs, il sâagit dâune pensĂ©e importante. Un mĂȘme Ă©vĂ©nement peut signifier davantage que ce que nous reconnaissons au premier regard. Dieu peut se servir de la nature pour pourvoir, enseigner et rappeler sa prĂ©sence.
Mais, comme toujours dans lâhistoire de Job, nous devons demeurer prudents. Nous ne devons pas affirmer immĂ©diatement, aprĂšs chaque tempĂȘte, que nous savons exactement pourquoi Dieu lâa envoyĂ©e. Ălihu montre la grandeur de Dieu, mais les voies prĂ©cises de Dieu nous restent souvent cachĂ©es.
đ Ălihu invite Job Ă Ă©couter et Ă sâĂ©merveiller
Ălihu sâadresse de nouveau directement Ă Job. Il lui dit : Ăcoute ceci, Job. ArrĂȘte-toi et considĂšre les merveilles de Dieu. Câest une invitation importante.
Job a beaucoup parlĂ©, posĂ© de nombreuses questions et exprimĂ© sa souffrance. Ălihu lâinvite maintenant Ă devenir silencieux et Ă contempler les Ćuvres de Dieu. Non parce que ses questions seraient sans importance, mais parce que les merveilles de Dieu sont plus grandes que les paroles humaines.
LâĂ©merveillement peut nous aider lorsque notre cĆur est devenu Ă©troit. Celui qui regarde uniquement sa propre douleur finit peut-ĂȘtre par ne plus rien voir dâautre. La contemplation de la crĂ©ation divine peut rappeler au cĆur ceci : ma dĂ©tresse est grande, mais Dieu est encore plus grand.
Cependant, le vĂ©ritable Ă©merveillement ne doit pas repousser la douleur. Il ne doit pas dire : « Tu nâas pas le droit dâĂȘtre triste. » Il doit dire : « MĂȘme au milieu de ta tristesse, il existe un Dieu plus grand que toutes choses. »
⥠Job peut-il diriger les éclairs ?
Ălihu demande Ă Job sâil sait comment Dieu donne ses ordres aux nuages et fait briller la lumiĂšre de ses nuĂ©es. Job peut-il diriger les Ă©clairs ? Peut-il expliquer comment toutes les choses du ciel agissent ensemble ?
Ces questions montrent les limites de Job. Job est un ĂȘtre humain. Il peut voir beaucoup de choses, mais ne peut pas tout comprendre. Il peut chercher Dieu, mais ne peut pas le maĂźtriser.
On peut dire aux enfants : il est possible dâobserver un orage, mais on ne peut pas dire Ă lâĂ©clair oĂč il doit aller. On peut regarder les nuages, mais on ne peut pas les dĂ©placer par un simple ordre.
Ălihu veut conduire Job Ă lâhumilitĂ©. Si lâĂȘtre humain ne comprend pas pleinement les nuages, comment pourrait-il comprendre parfaitement toutes les voies de Dieu ?
âïž Qui comprend le mouvement des nuages ?
Ălihu demande si Job comprend comment les nuages demeurent suspendus, eux qui sont les merveilles de celui dont la connaissance est parfaite. Les nuages semblent lĂ©gers, mais ils portent de lâeau. Ils traversent la terre et transforment le temps. Ils sont ordinaires et pourtant remplis de mystĂšre.
Dieu est ici dĂ©crit comme parfait dans sa connaissance. Cela signifie que la connaissance de Dieu ne possĂšde aucune lacune. Il nâa rien Ă apprendre. Il nâoublie rien et ne nĂ©glige rien.
Les ĂȘtres humains apprennent progressivement. Ils comprennent quelque chose aujourdâhui et davantage demain. Mais Dieu connaĂźt tout parfaitement. Ses Ćuvres sont donc ordonnĂ©es, mĂȘme lorsquâelles demeurent mystĂ©rieuses pour nous.
Cette image doit rappeler Ă Job que Dieu connaĂźt Ă©galement ce que lui-mĂȘme ne comprend pas. Sa sagesse porte les nuages et les chemins des ĂȘtres humains.
đ„ Lorsque lâair devient immobile et brĂ»lant
Ălihu dĂ©crit les vĂȘtements qui deviennent chauds lorsque la terre demeure immobile sous le vent du sud. Il sâagit dâune image de chaleur et dâair immobile. LâĂȘtre humain ressent sur son propre corps la puissance des phĂ©nomĂšnes mĂ©tĂ©orologiques.
La nature nâest pas toujours bruyante. Elle peut Ă©galement devenir lourde et oppressante. Avant un changement de temps, lâair peut sâimmobiliser, la chaleur devenir Ă©touffante et toutes choses sembler attendre un mouvement.
Ălihu voit Ă©galement la main de Dieu dans cette situation. Le tonnerre nâest pas le seul Ă parler de Dieu. La chaleur, lâabsence de vent, le froid et les nuages montrent eux aussi que le monde dĂ©passe la puissance humaine.
LâĂȘtre humain vit au milieu de cette crĂ©ation. Il la ressent sur sa peau, dans son travail et dans sa vie quotidienne. Il vit dans le monde de Dieu, et non dans un monde quâil aurait lui-mĂȘme inventĂ©.
đš Peux-tu Ă©tendre le ciel ?
Ălihu demande Ă Job sâil peut, avec Dieu, Ă©tendre le ciel, aussi solide quâun miroir de mĂ©tal fondu. Câest une image impressionnante. Le ciel paraĂźt vaste, ferme et brillant.
Job ne peut naturellement pas le faire. Aucun ĂȘtre humain ne peut Ă©tendre le ciel. Aucun ĂȘtre humain ne peut le soutenir, le fixer ou le reconstruire. Le ciel se tient au-dessus de nous comme un signe de la puissance crĂ©atrice de Dieu.
On peut dire aux enfants : tu peux peut-ĂȘtre Ă©tendre une Ă©toffe ou lisser une feuille de papier. Mais aucun ĂȘtre humain ne peut dĂ©ployer le ciel. Dieu seul peut le faire.
La question dâĂlihu conduit de nouveau Ă lâhumilitĂ©. Les hommes peuvent construire des maisons, cultiver des champs et fabriquer des outils. Mais le ciel et la terre demeurent dans les mains de Dieu.
đ€ Les hommes ne savent pas comment parler devant Dieu
Ălihu dit en substance : Enseigne-nous ce que nous devons dire Ă Dieu, car nous ne savons que lui prĂ©senter Ă cause de notre obscuritĂ©. Câest une pensĂ©e sincĂšre. Devant la grandeur de Dieu, les paroles humaines deviennent petites.
AprĂšs tous les longs discours du livre de Job, une question apparaĂźt soudainement : que peut rĂ©ellement dire lâĂȘtre humain Ă Dieu ? Comment peut-il se tenir devant le CrĂ©ateur ? Quelles paroles pourraient ĂȘtre suffisantes ?
Job a posĂ© de nombreuses questions. Ses amis ont donnĂ© de nombreuses rĂ©ponses. Ălihu a longuement expliquĂ©. Mais devant la vĂ©ritable grandeur de Dieu, on reconnaĂźt que les paroles humaines sont limitĂ©es.
Cela prĂ©pare le prochain grand moment. BientĂŽt, ce ne sera plus lâhomme qui parlera de Dieu. Dieu lui-mĂȘme prendra la parole.
đ La lumiĂšre nâest pas toujours immĂ©diatement visible
Ălihu parle de la lumiĂšre que lâon ne voit pas lorsquâelle est cachĂ©e derriĂšre les nuages, jusquâĂ ce que le vent passe et purifie le ciel. Cette image correspond profondĂ©ment Ă lâexpĂ©rience de Job.
Le soleil peut ĂȘtre prĂ©sent mĂȘme lorsque les nuages le cachent. La lumiĂšre nâa pas disparu, elle est seulement dissimulĂ©e. Lorsque le vent chasse les nuages, elle redevient visible.
Pour Job, Dieu ressemble souvent Ă une lumiĂšre cachĂ©e. Il cherche Dieu sans le trouver. Il lâappelle sans entendre de rĂ©ponse. Mais lâimage dâĂlihu lui rappelle que ce qui est cachĂ© nâest pas nĂ©cessairement Ă©teint.
Câest une douce consolation. MĂȘme lorsque la proximitĂ© de Dieu semble voilĂ©e, Dieu nâa pas disparu. Les nuages peuvent cacher la lumiĂšre, mais ils ne peuvent pas la dĂ©truire.
đ La splendeur de Dieu vient de loin
Ălihu parle dâune lumiĂšre dorĂ©e venant du nord et dâune majestĂ© redoutable entourant Dieu. Il voit la gloire divine comme une lumiĂšre puissante qui dĂ©passe lâĂȘtre humain.
La majestĂ© de Dieu nâest ni petite ni inoffensive. Elle est belle, mais elle inspire aussi une profonde rĂ©vĂ©rence. Celui qui voit vĂ©ritablement Dieu ne demeure pas debout dans lâorgueil, mais devient humble.
Les petits et les grands cĆurs peuvent imaginer un lever de soleil aprĂšs une tempĂȘte. Tout Ă©tait dâabord sombre, puis une lumiĂšre forte et dorĂ©e apparaĂźt. On ressent alors que la lumiĂšre est plus grande que la nuit.
Ălihu prĂ©pare Job Ă ne pas diminuer la gloire de Dieu dans ses pensĂ©es. Dieu nâest pas un ĂȘtre humain que lâon pourrait comprendre ou contrĂŽler entiĂšrement.
đ Le Tout-Puissant est infiniment grand
Ălihu dit que le Tout-Puissant est inaccessible pour nous. Il est grand en puissance, riche en droit et rempli de justice. Il nâopprime personne.
Câest un rĂ©sumĂ© important. Dieu est puissant, mais il nâest pas injuste. Il est Ă©levĂ©, mais il nâest pas mauvais. Il est insondable, mais il nâagit pas arbitrairement. Sa puissance et sa justice sont insĂ©parables.
Job sâest souvent demandĂ© pourquoi il ne comprenait pas la maniĂšre dâagir de Dieu. Ălihu lui rĂ©pond : Dieu est plus Ă©levĂ© que toi, mais il nâest pas injuste. Sa grandeur ne doit pas tâĂ©loigner de lui, mais te conduire Ă la rĂ©vĂ©rence.
Cette vĂ©ritĂ© demeure Ă la fois difficile et prĂ©cieuse. Les ĂȘtres humains ne comprennent pas toujours les voies de Dieu. Mais le caractĂšre de Dieu demeure juste.
đ Câest pourquoi les hommes doivent craindre Dieu
Ă la fin, Ălihu dit que les hommes doivent craindre Dieu. Il parle ainsi de rĂ©vĂ©rence : un cĆur qui prend la grandeur de Dieu au sĂ©rieux, qui sâhumilie devant lui et qui ne prĂ©tend pas orgueilleusement tout savoir.
Dieu ne considĂšre pas favorablement ceux qui se croient sages. Lâorgueil aveugle. Celui qui pense tout savoir ne peut plus apprendre. Mais celui qui devient rĂ©vĂ©rencieux ouvre son cĆur Ă la sagesse de Dieu.
Câest la derniĂšre grande pensĂ©e dâĂlihu. AprĂšs de nombreuses paroles, il conduit Job et ses auditeurs Ă la rĂ©vĂ©rence. LâĂȘtre humain doit devenir silencieux devant le Dieu qui tient entre ses mains le tonnerre, la neige, le vent, les nuages et la lumiĂšre.
Et maintenant, lâhistoire est prĂȘte Ă franchir lâĂ©tape suivante. Ălihu a parlĂ©. Les amis gardent le silence. Job attend. Le ciel est rempli par la tempĂȘte. Dieu lui-mĂȘme va maintenant rĂ©pondre.
đ Ce que montre ce chapitre
Ce chapitre montre quâĂlihu sâĂ©merveille devant la puissance de Dieu manifestĂ©e dans la nature. Le tonnerre, les Ă©clairs, la neige, la pluie, le vent, le froid et les nuages rappellent que Dieu rĂšgne sur la crĂ©ation et que lâĂȘtre humain ne peut pas tout maĂźtriser.
Ce chapitre montre Ă©galement que la grandeur de Dieu appelle lâhomme Ă la rĂ©vĂ©rence. LâĂȘtre humain ne comprend pas toutes les voies de Dieu, mais Dieu demeure grand en puissance, en droit et en justice.
đŁ RĂ©sumĂ©
Dans Job 37, Ălihu parle avec Ă©merveillement de la puissance de Dieu manifestĂ©e dans la nature. Son cĆur tremble devant le tonnerre de Dieu, et il dĂ©crit les Ă©clairs, la neige, la pluie, la tempĂȘte, le froid et les nuages comme des signes de sa souverainetĂ©. Dieu parle Ă la neige, envoie la pluie, oblige les hommes Ă interrompre leur travail et conduit les nuages selon sa volontĂ©. Ălihu invite Job Ă sâarrĂȘter et Ă contempler les merveilles de Dieu. Il lui demande sâil peut expliquer ou diriger les nuages, les Ă©clairs, le ciel et les phĂ©nomĂšnes mĂ©tĂ©orologiques. Ă la fin, Ălihu souligne que le Tout-Puissant est infiniment grand, riche en droit et en justice, et que les hommes doivent lâhonorer avec rĂ©vĂ©rence. Ce chapitre prĂ©pare le moment oĂč Dieu lui-mĂȘme rĂ©pondra du milieu de la tempĂȘte.
đ Message pour les petits et les grands cĆurs aujourdâhui
La nature peut nous conduire Ă lâĂ©merveillement. Le tonnerre, la neige, la pluie, le vent et les nuages nous rappellent que Dieu est plus grand que nous. Nous pouvons observer beaucoup de choses sans pouvoir tout maĂźtriser.
Nous apprenons Ă©galement que, lorsque nous ne comprenons pas les voies de Dieu, nous pouvons demeurer humbles et remplis de rĂ©vĂ©rence. Dieu est grand en puissance, en droit et en justice. MĂȘme lorsque les nuages cachent la lumiĂšre, celle-ci nâa pas disparu.
đ Pistes de rĂ©flexion
đž Pourquoi le cĆur dâĂlihu tremble-t-il lorsquâil pense au tonnerre de Dieu ?
đž Quelles choses dans la nature manifestent la puissance et la sagesse de Dieu ?
đž Pourquoi le fait de sâĂ©merveiller devant Dieu nous aide-t-il lorsque nous ne comprenons pas tout ?
đ§ đ§ đŠ
đ Invitation Ă dĂ©couvrir Job, chapitre 38
đȘïž Dieu rĂ©pond du milieu de la tempĂȘte
Ălihu a prononcĂ© ses derniĂšres paroles. Il a attirĂ© lâattention de Job sur le tonnerre, la neige, le vent, les nuages et la grandeur insondable de Dieu. Toute la crĂ©ation semble maintenant prĂ©parĂ©e Ă entendre la voix divine.
Le grand moment arrive maintenant : Dieu lui-mĂȘme va parler. Ce ne sont ni Ăliphaz, ni Bildad, ni Tsophar, ni Ălihu qui auront le dernier mot. Le Seigneur rĂ©pond Ă Job du milieu de la tempĂȘte.
Que dira Dieu lorsquâil rencontrera Job ?
Viens découvrir le prochain chapitre !
đ Aperçu de Job, chapitre 38
đ Lorsque Dieu conduit lâĂȘtre humain Ă lâĂ©merveillement
Dieu parle du milieu de la tempĂȘte et pose Ă Job des questions concernant la terre, la mer, le matin, les Ă©toiles et lâordre de la crĂ©ation.
đ Pourquoi Dieu demande-t-il : « OĂč Ă©tais-tu quand je fondais la terre ? »
đ Que rĂ©vĂšlent les questions de Dieu au sujet de sa sagesse ?
đ Et pourquoi Dieu ne conduit-il pas dâabord Job vers une explication, mais vers lâĂ©merveillement ?
âš Dans le prochain chapitre commence la grande rĂ©ponse de Dieu â remplie des merveilles de la crĂ©ation, de majestĂ© et dâune sainte rĂ©vĂ©rence.
