đ€© Histoires bibliques pour sâĂ©merveiller
LĂ oĂč les miracles de Dieu deviennent grands â pour les petits et les grands enfants
đ Job chapitre 31 â Job examine sa vie devant Dieu
âïž Lorsquâun cĆur se tient ouvert devant Dieu
đ Introduction
Dans le chapitre prĂ©cĂ©dent, Job avait dĂ©crit Ă quel point il Ă©tait tombĂ© bas. Autrefois, il Ă©tait honorĂ©, ses paroles Ă©taient apprĂ©ciĂ©es et beaucoup de personnes voyaient en lui un soutien et un consolateur. Mais dĂ©sormais, il Ă©tait tournĂ© en ridicule, mĂ©prisĂ© et Ă©vitĂ© par les hommes. Sa joie sâĂ©tait changĂ©e en tristesse.
Ă prĂ©sent, Job parle une nouvelle fois avec beaucoup de sĂ©rieux de sa propre vie. Il ne regarde pas seulement ses souffrances ni seulement les accusations de ses amis. Il regarde dans son cĆur et se place devant Dieu. Câest comme sâil disait : Dieu, tu connais ma vie. Tu sais comment jâai voulu agir.
Job parle de puretĂ©, dâhonnĂȘtetĂ©, de justice et de compassion. Il rappelle quâil nâa pas vĂ©cu avec des dĂ©sirs mauvais, quâil nâa pas trompĂ©, quâil nâa pas placĂ© sa confiance dans la richesse et quâil nâa pas oubliĂ© les pauvres, les veuves, les orphelins ou les Ă©trangers. Il dĂ©pose sa vie devant Dieu comme un livre ouvert.
Ce chapitre constitue la derniĂšre grande dĂ©fense de Job. Il ne veut pas se tenir devant Dieu avec orgueil, comme sâil Ă©tait parfait comme Dieu. Mais il ne veut pas non plus accepter une culpabilitĂ© qui nâest pas la sienne. Ses amis lâavaient lourdement accusĂ©, mais Job dĂ©clare : Examinez ma vie. Que Dieu lui-mĂȘme voie si vos accusations sont vraies.
Ce chapitre montre combien une conscience honnĂȘte est importante. Job rĂ©vĂšle que la foi ne se compose pas seulement de paroles. Elle se manifeste dans les regards, les dĂ©cisions, la maniĂšre de traiter les faibles, lâhonnĂȘtetĂ© dans la gestion des biens et la fidĂ©litĂ© envers Dieu.
đ Le rĂ©cit biblique
đ Job parle de la puretĂ© du regard
Job commence par une pensĂ©e trĂšs personnelle. Il dit quâil a conclu une alliance avec ses yeux. Cela signifie quâil ne voulait pas vivre avec des regards impurs, avides ou mauvais. Ses yeux ne devaient pas rechercher des choses capables dâĂ©loigner son cĆur de Dieu.
Pour Job, une chose Ă©tait claire : ce quâune personne regarde peut influencer son cĆur. Un regard peut ĂȘtre bienveillant, mais il peut aussi ĂȘtre rempli de convoitise, dâenvie ou dâimpuretĂ©. Câest pourquoi Job voulait dĂ©jĂ rester vigilant au niveau de ses yeux.
On peut lâexpliquer ainsi aux enfants : parfois, un mauvais chemin ne commence pas avec les mains, mais avec ce que lâon regarde sans cesse. Lorsquâune personne fixe constamment quelque chose qui ne lui fait pas de bien, son cĆur peut devenir agitĂ©.
Job montre quâune vie sincĂšre ne commence pas seulement par de grandes actions. Elle commence profondĂ©ment Ă lâintĂ©rieur, dans les pensĂ©es, les dĂ©sirs et les regards. Dieu ne voit pas seulement ce que les hommes font extĂ©rieurement, mais aussi la direction vers laquelle leur cĆur regarde.
đ§ Job sait que Dieu voit ses chemins
Job demande quelle part Dieu accorde Ă lâhomme et quel hĂ©ritage vient du Tout-Puissant. Puis il rappelle que Dieu voit ses chemins et compte chacun de ses pas.
Câest une pensĂ©e Ă la fois sĂ©rieuse et rĂ©confortante. Les hommes ne voient souvent quâune petite partie de notre vie. Ils voient peut-ĂȘtre ce que nous disons ou faisons. Mais Dieu voit aussi les pas que personne ne remarque.
Job sait que lâon ne peut pas faire semblant devant Dieu. Dieu connaĂźt les chemins visibles et les dĂ©cisions cachĂ©es. Il sait si une personne vit honnĂȘtement ou si elle donne seulement extĂ©rieurement lâapparence dâĂȘtre bonne.
Câest pourquoi Job peut exposer sa vie devant Dieu. Ses amis lâont mal jugĂ©, mais Dieu voit avec plus de prĂ©cision. Dieu connaĂźt non seulement la souffrance de Job, mais aussi sa sincĂ©ritĂ©.
âïž Job demande la balance de Dieu
Job dit que sâil a marchĂ© dans le mensonge ou si son pied sâest empressĂ© vers la tromperie, alors Dieu doit le peser dans une balance juste. Cette image est trĂšs forte. Une balance montre si une chose possĂšde rĂ©ellement le poids quâelle devrait avoir.
Job dĂ©sire ĂȘtre examinĂ© par Dieu. Non par des hommes qui jugent trop rapidement, mais par Dieu, qui est parfaitement juste. Il demande que Dieu reconnaisse son intĂ©gritĂ©.
On peut dire aux petits comme aux grands cĆurs : parfois, les hommes ne savent pas ce qui est rĂ©ellement vrai. Ils supposent, parlent et jugent. Mais la balance de Dieu est exacte. Elle ne mesure pas selon les rumeurs, mais selon la vĂ©ritĂ©.
Job nâa pas peur que Dieu voie la vĂ©ritĂ©. Il le dĂ©sire profondĂ©ment. Car il croit que lâexamen juste de Dieu dĂ©montrera que les graves accusations de ses amis ne sont pas fondĂ©es.
đŸ Job ne veut pas rĂ©colter les fruits de la tromperie
Job dit quâun autre devra manger ce quâil a semĂ© sâil sâest Ă©cartĂ© du bon chemin ou si son cĆur a suivi ses yeux. Il sait que celui qui trompe ne doit pas simplement conserver le bĂ©nĂ©fice obtenu.
Cela montre combien Job prend lâhonnĂȘtetĂ© au sĂ©rieux. Il ne veut pas vivre de quelque chose qui repose sur lâinjustice. Il ne veut pas rĂ©colter sâil a mal semĂ©.
On peut lâexpliquer ainsi aux enfants : lorsquâune personne triche secrĂštement pendant un jeu et reçoit ensuite le prix, cela semble injuste. Job dit : si jâavais vĂ©cu ainsi, il serait juste que je perde le bĂ©nĂ©fice obtenu.
Mais le fait mĂȘme que Job parle ainsi montre combien il est certain de ne pas avoir vĂ©cu de cette maniĂšre. Il ouvre sa vie devant Dieu et dĂ©clare : Examine-moi avec justice.
đ Job parle de fidĂ©litĂ© au sein de la famille
Job parle Ă©galement de fidĂ©litĂ©. Il dit que si son cĆur sâĂ©tait laissĂ© sĂ©duire par une femme ou sâil avait guettĂ© Ă la porte de son prochain, sa faute ne devrait pas rester cachĂ©e.
Job montre ainsi que la fidĂ©litĂ© est importante dans le cĆur comme dans le comportement. Une personne ne doit pas dĂ©truire secrĂštement ce qui appartient Ă une autre. Le mariage, la famille et la confiance sont prĂ©cieux et doivent ĂȘtre protĂ©gĂ©s.
Job sait que lâinfidĂ©litĂ© laisse de profondes blessures. Elle ressemble Ă un feu capable de tout consumer. Câest pourquoi il ne voulait pas vivre avec un cĆur recherchant secrĂštement de mauvais chemins.
Ici encore, Job montre quâune vie devant Dieu ne concerne pas seulement les priĂšres et les sacrifices. Elle concerne aussi la maniĂšre dont on traite les autres, les relations et la confiance.
đ Job Ă©coutait ses serviteurs
Job parle ensuite de ses serviteurs et de ses servantes. Il dit quâil ne mĂ©prisait pas leur droit lorsquâils avaient un diffĂ©rend avec lui. Cela est remarquable, car Ă cette Ă©poque les serviteurs avaient souvent moins de pouvoir et Ă©taient facilement ignorĂ©s.
Job savait cependant quâeux aussi Ă©taient des ĂȘtres humains devant Dieu. Il nâavait pas le droit de mal les traiter simplement parce quâil possĂ©dait davantage dâinfluence. Lorsquâils avaient une plainte, leur demande devait ĂȘtre entendue.
Job demande : Que ferais-je si Dieu se levait ? Que pourrais-je rĂ©pondre sâil me demandait des comptes ? Il sait que celui qui dĂ©tient du pouvoir sur les autres devra en rĂ©pondre devant Dieu.
Câest un message important. Une personne nâa pas davantage de valeur simplement parce quâelle possĂšde plus ou occupe une position plus Ă©levĂ©e. Dieu a créé tous les ĂȘtres humains. Câest pourquoi les plus faibles doivent eux aussi ĂȘtre traitĂ©s avec dignitĂ©.
đ€Č Job reconnaĂźt le CrĂ©ateur commun Ă tous
Job dit que le mĂȘme Dieu lâa formĂ©, lui et ses serviteurs, dans le sein maternel. Câest une pensĂ©e magnifique. Devant Dieu, les hommes nâont pas plus ou moins de valeur selon quâils sont riches ou pauvres, forts ou faibles, maĂźtres ou serviteurs.
Tous les ĂȘtres humains ont le mĂȘme CrĂ©ateur. Dieu a vu chaque vie avant mĂȘme que les autres hommes ne la connaissent. Câest pourquoi personne ne doit mĂ©priser autrui.
On peut dire aux enfants : aux yeux de Dieu, ce qui compte nâest pas quâune personne porte de beaux vĂȘtements, possĂšde beaucoup dâargent ou reçoive des responsabilitĂ©s importantes. Chaque ĂȘtre humain a Ă©tĂ© créé par Dieu et doit ĂȘtre traitĂ© avec respect.
Job montre ainsi que sa justice nâĂ©tait pas seulement extĂ©rieure. Il avait compris quelque chose de trĂšs profond : celui qui honore Dieu doit Ă©galement respecter les personnes que Dieu a créées.
đ Job ne refusait pas son aide aux pauvres
Job parle maintenant des pauvres. Il dit que sâil avait refusĂ© aux pauvres ce quâils dĂ©siraient ou sâil avait laissĂ© les yeux de la veuve se fatiguer dans lâattente, Dieu devait le voir. Job ne voulait pas passer avec duretĂ© devant la dĂ©tresse des autres.
Il dit Ă©galement quâil ne mangeait pas son pain tout seul sans en donner Ă lâorphelin. Câest une image chaleureuse. Le pain est simple, mais indispensable. Celui qui partage son pain partage la vie.
Job avait dĂ©jĂ parlĂ© auparavant de sa compassion. Il la confirme une nouvelle fois : il ne voulait pas ĂȘtre rassasiĂ© lui-mĂȘme tandis que les autres avaient faim. Il ne voulait pas seulement penser Ă sa propre table, mais aussi Ă celui qui nâavait rien.
Cela contraste fortement avec les accusations de ses amis. Ils avaient laissĂ© entendre que Job avait opprimĂ© les pauvres et les faibles. Mais Job dĂ©clare : ce sont prĂ©cisĂ©ment ces personnes qui me tenaient Ă cĆur.
đ§„ Job donnait des vĂȘtements contre le froid
Job rappelle quâil ne laissait pas les pauvres souffrir du froid sans vĂȘtements. Lorsquâune personne ne possĂ©dait pas de couverture et souffrait du froid, Job lâaidait avec la laine de ses brebis.
Câest une image trĂšs concrĂšte. Une couverture ou un vĂȘtement chaud peut signifier la protection et mĂȘme la vie au cours dâune nuit froide. Job voyait une telle dĂ©tresse et agissait.
On peut dire aux enfants : imagine quâil fasse trĂšs froid dehors et que quelquâun se tienne lĂ sans veste. Celui qui possĂšde un bon cĆur ne se moque pas de cette personne, mais demande : Comment puis-je lâaider ?
Job voulait ĂȘtre un tel soutien. Sa compassion ne resta pas seulement une belle parole. Elle devint concrĂšte : du pain pour ceux qui avaient faim, des vĂȘtements pour ceux qui avaient froid et une protection pour les faibles.
đĄïž Job nâabusait pas de son pouvoir
Job dit que sâil avait levĂ© la main contre lâorphelin parce quâil savait quâil serait soutenu Ă la porte de la ville, alors son bras devait se briser. Cela paraĂźt trĂšs sĂ©vĂšre, mais montre combien Job rejetait lâabus de pouvoir.
Celui qui est fort peut protĂ©ger les faibles ou les blesser. Celui qui possĂšde de lâinfluence peut favoriser la justice ou intimider les autres. Job dĂ©clare : je ne voulais pas utiliser ma position pour Ă©craser ceux qui Ă©taient sans dĂ©fense.
Il savait que Dieu voit lâinjustice commise contre les faibles. Câest pourquoi il Ă©prouvait de la crainte devant le jugement de Dieu. Pour lui, il Ă©tait impensable de devenir grand aux dĂ©pens des plus faibles.
Cette attitude rĂ©vĂšle une vĂ©ritable crainte de Dieu. Celui qui prend Dieu au sĂ©rieux ne traite pas les autres sans considĂ©ration, surtout ceux qui peuvent difficilement se dĂ©fendre eux-mĂȘmes.
đ° Job ne plaçait pas sa confiance dans lâor
Job parle ensuite de la richesse. Il dit que sâil avait placĂ© sa confiance dans lâor ou dĂ©clarĂ© Ă lâor fin : Tu es mon assurance, cela aurait Ă©tĂ© mauvais.
Job avait autrefois Ă©tĂ© riche. Il possĂ©dait des biens, des animaux, des serviteurs et une grande rĂ©putation. Mais il affirme : mon cĆur ne devait pas sâattacher Ă lâor. Lâor peut briller, mais il ne peut pas sauver.
On peut dire aux enfants : les belles choses peuvent procurer de la joie, mais elles ne doivent pas devenir notre dieu. Lorsquâune personne pense que lâargent peut tout lui donner, elle oublie que Dieu seul peut vĂ©ritablement soutenir son cĆur.
Job avait perdu ses biens. Mais cela rĂ©vĂ©la prĂ©cisĂ©ment que son histoire ne concernait pas seulement la richesse. Elle concernait Dieu, la vĂ©ritĂ© et un cĆur qui ne place pas sa sĂ©curitĂ© ultime dans lâor.
đ Job nâadorait ni le soleil ni la lune
Job dit Ă©galement quâil nâa pas adorĂ© secrĂštement le soleil ou la lune. Si, en voyant leur lumiĂšre, son cĆur sâĂ©tait laissĂ© sĂ©duire, cela aurait Ă©tĂ© une infidĂ©litĂ© envers Dieu.
Le soleil et la lune sont magnifiques. Le soleil donne la lumiÚre et la chaleur, tandis que la lune éclaire la nuit. Mais ils sont des créatures, non le Créateur. Job ne voulait pas adorer ce qui avait été créé, mais Dieu seul.
à cette époque, certaines personnes adoraient les astres. Elles contemplaient leur beauté et leur puissance, mais oubliaient celui qui les avait créés. Job ne voulait pas suivre ce chemin.
Cela nous enseigne que la crĂ©ation de Dieu peut nous Ă©merveiller, mais que notre cĆur doit sâĂ©lever jusquâau CrĂ©ateur. Nous ne devons pas aimer les dons davantage que celui qui les donne.
đ Job ne se rĂ©jouissait pas du malheur de ses ennemis
Job parle aussi de ses ennemis. Il dit quâil ne sâest pas rĂ©joui de la chute de celui qui le haĂŻssait. Il ne jubilait pas secrĂštement lorsquâun malheur frappait son adversaire.
Cela nâest pas facile. Lorsquâune personne nous a blessĂ©s, le dĂ©sir quâun malheur lui arrive peut naĂźtre dans notre cĆur. Mais Job ne voulait pas vivre ainsi. Il ne voulait pas que son cĆur soit dominĂ© par la joie mauvaise face Ă la souffrance dâautrui.
On peut dire aux enfants : lorsque quelquâun a Ă©tĂ© mĂ©chant envers toi et rencontre ensuite lui-mĂȘme des difficultĂ©s, il est facile de penser : Câest bien fait ! Mais Dieu dĂ©sire que notre cĆur ne devienne ni dur ni mauvais.
Job rĂ©vĂšle ici une forme profonde de justice. Il ne sâagit pas seulement de ne faire extĂ©rieurement de mal Ă personne. Il sâagit aussi de protĂ©ger son cĆur contre la satisfaction secrĂšte face au malheur des autres.
đœïž Job ouvrait sa maison aux Ă©trangers
Job rappelle que les Ă©trangers ne devaient pas passer la nuit dehors. Il ouvrait sa porte au voyageur. Ă cette Ă©poque, lâhospitalitĂ© Ă©tait trĂšs importante, car les voyages pouvaient ĂȘtre dangereux.
Un Ă©tranger avait besoin de protection, de nourriture, dâeau et dâun lieu sĂ»r pour la nuit. Celui qui ouvrait sa porte faisait preuve de compassion et de responsabilitĂ©.
Job ne voulait pas ĂȘtre une personne pensant uniquement Ă sa propre famille et laissant tous les autres dehors. Sa maison devait ĂȘtre un lieu oĂč les personnes dans le besoin pouvaient trouver de lâaide.
Câest une belle image dâun cĆur largement ouvert. Un cĆur qui honore Dieu ne reste pas fermĂ©. Il voit aussi lâĂ©tranger et se demande comment il peut lâaider.
đ Job ne cachait pas sa faute comme Adam
Job dit quâil nâa pas cachĂ© sa transgression comme un homme dissimulant sa faute dans son cĆur. Il ne voulait pas se taire par peur des autres et faire comme si rien ne sâĂ©tait produit.
Les hommes cachent parfois leurs fautes parce quâils ont honte ou peur. Ils espĂšrent que personne ne les remarquera. Mais une faute cachĂ©e ne libĂšre pas le cĆur.
Job ne dit pas quâil nâa jamais commis aucune erreur. Mais il prĂ©cise quâil nâa pas menĂ© une vie dans laquelle il cachait secrĂštement de graves fautes tout en donnant extĂ©rieurement lâapparence dâĂȘtre pieux.
Il Ă©tait prĂȘt Ă dĂ©voiler sa vie devant Dieu. Cela demande du courage, car personne ne peut se tenir devant Dieu avec un masque. Dieu voit le vĂ©ritable cĆur.
đŁ Job dĂ©sire recevoir une rĂ©ponse de Dieu
Vient alors un moment trĂšs important. Job sâĂ©crie : Ah ! si seulement quelquâun voulait mâĂ©couter ! Il dĂ©sire ardemment que Dieu rĂ©ponde Ă sa dĂ©fense.
Il voudrait que le Tout-Puissant Ă©crive ce quâil a contre lui. Sâil existe une accusation, Job veut la voir. Il ne veut pas rester dans lâobscuritĂ© tandis que ses amis Ă©mettent des suppositions.
On peut imaginer Job comme une personne se tenant devant un tribunal et disant : Montrez-moi, sâil vous plaĂźt, lâaccusation. Je veux savoir de quoi je suis accusĂ©. Je veux rĂ©pondre honnĂȘtement.
Job dĂ©sire de la clartĂ©. Il ne veut plus ĂȘtre condamnĂ© par des hommes qui ne connaissent pas rĂ©ellement son affaire. Il veut se tenir devant Dieu, car Dieu seul peut juger avec justice.
đ Job porterait la rĂ©ponse de Dieu
Job dit quâil prendrait le document de lâaccusation sur son Ă©paule et le porterait comme une couronne. Cette image est trĂšs forte. Il ne sâen cacherait pas. Il le porterait ouvertement.
Si Dieu avait réellement quelque chose contre lui, Job voulait y faire face. Il ne voulait pas se dérober, mais se présenter devant Dieu dans la vérité.
Job dit aussi quâil ferait connaĂźtre Ă Dieu le nombre de ses pas. Il sâapprocherait de lui comme un prince. Cela ne signifie pas quâil sâĂ©lĂšverait orgueilleusement contre Dieu, mais quâil viendrait droit et ouvert, sans chercher Ă fuir secrĂštement.
Job en a assez des soupçons dissimulés de ses amis. Il désire une véritable rencontre avec Dieu. Il ne veut pas de rumeurs, mais la vérité.
đ± Job parle mĂȘme de ses terres
Ă la fin, Job parle de ses terres. Si ses champs avaient criĂ© contre lui, sâil avait mangĂ© leur rĂ©colte sans en avoir le droit ou sâil avait privĂ© des ouvriers de leur salaire, alors des Ă©pines devaient pousser Ă la place du blĂ© et de la mauvaise herbe Ă la place de lâorge.
Cela signifie que Job voulait Ă©galement agir avec justice dans la gestion des terres, du travail et des biens. Il ne voulait pas vivre aux dĂ©pens des autres. MĂȘme ses champs ne devaient pas pouvoir tĂ©moigner contre lui.
On peut dire aux enfants : Job ne voulait pas que quelquâun puisse dĂ©clarer : Il a pris ce qui ne lui appartenait pas. Il a fait travailler les autres sans leur donner ce qui Ă©tait juste.
Job termine ainsi sa dĂ©fense. Il a parlĂ© de ses yeux, de son cĆur, de sa famille, de ses serviteurs, des pauvres, des Ă©trangers, de ses ennemis, de ses biens et de sa crainte de Dieu. Toute sa vie se tient ouverte devant Dieu.
đ Les paroles de Job sâachĂšvent, mais lâhistoire nâest pas encore terminĂ©e
Les longs discours de Job prennent fin avec ce chapitre. Il sâest lamentĂ©, a posĂ© des questions, sâest souvenu, a protestĂ© et a examinĂ© sa vie devant Dieu. Ă prĂ©sent, sa dĂ©fense demeure devant tous.
Job nâa pas prĂ©tendu ĂȘtre lâĂ©gal de Dieu. Mais il a affirmĂ© avec fermetĂ© : je ne suis pas lâhomme que mes amis prĂ©tendent que je suis. Leurs accusations sont fausses. Que ma vie soit examinĂ©e devant Dieu.
Le silence sâinstalle maintenant. Les trois amis nâont pas rĂ©ussi Ă convaincre Job. Job a exposĂ© sa cause. Mais une nouvelle voix va bientĂŽt se faire entendre. Un jeune homme nommĂ© Ălihu a Ă©coutĂ© et va maintenant prendre la parole.
La tension demeure : Ălihu pourra-t-il apporter son aide ? Parlera-t-il autrement que les trois amis ? Et quand Dieu lui-mĂȘme rĂ©pondra-t-il ? Lâhistoire de Job nâest pas encore terminĂ©e.
đ Ce que montre ce chapitre
Ce chapitre montre que Job examine sĂ©rieusement sa vie devant Dieu. Il parle de puretĂ©, de vĂ©ritĂ©, de fidĂ©litĂ©, de justice, de compassion et dâune bonne maniĂšre dâutiliser les biens et le pouvoir.
Ce chapitre montre Ă©galement que Job nâaccepte pas simplement les fausses accusations. Il dĂ©sire ĂȘtre examinĂ© par Dieu lui-mĂȘme, car Dieu connaĂźt ses chemins et juge avec davantage de justice que les hommes.
đŁ RĂ©sumĂ©
Dans le chapitre 31, Job expose sa vie devant Dieu. Il affirme avoir voulu garder ses yeux purs, ne pas avoir trompĂ© et rechercher la balance juste de Dieu. Il souligne la fidĂ©litĂ©, lâhonnĂȘtetĂ© et une maniĂšre juste de traiter ses serviteurs, car tous les ĂȘtres humains ont le mĂȘme CrĂ©ateur. Job rappelle quâil a aidĂ© les pauvres, les veuves, les orphelins et les Ă©trangers. Il ne plaçait pas sa confiance dans lâor, nâadorait ni le soleil ni la lune et ne se rĂ©jouissait pas du malheur de ses ennemis. Ă la fin, il dĂ©sire que Dieu lui rĂ©ponde et examine sa cause. Job maintient ceci : il ne veut pas porter une fausse culpabilitĂ©, mais se tenir dans la vĂ©ritĂ© devant Dieu.
đ Un message pour les petits et les grands cĆurs aujourdâhui
Job nous montre quâune vie honnĂȘte devant Dieu concerne de nombreux domaines. Elle concerne nos yeux, nos paroles, notre cĆur, notre maniĂšre de traiter les autres, nos biens et nos dĂ©cisions.
Nous apprenons Ă©galement que Dieu voit plus profondĂ©ment que les hommes. Lorsque les autres nous comprennent mal, nous pouvons rester honnĂȘtes. Et lorsque Dieu examine notre cĆur, nous ne devons pas fuir, mais ĂȘtre prĂȘts Ă nous tenir devant lui dans la vĂ©ritĂ©.
đ Pistes de rĂ©flexion
đž Pourquoi Job voulait-il que sa vie soit examinĂ©e par Dieu ?
đž Comment Job manifestait-il sa compassion envers les pauvres, les veuves, les orphelins et les Ă©trangers ?
đž Que signifie aujourdâhui avoir un cĆur honnĂȘte devant Dieu ?
đ§ đ§ đŠ
đ Invitation Ă dĂ©couvrir Job chapitre 32
đŁïž Ălihu commence Ă parler
Job a achevĂ© sa derniĂšre grande dĂ©fense. Il a exposĂ© sa vie devant Dieu et montrĂ© que les accusations de ses amis ne correspondent ni Ă son cĆur ni Ă sa conduite passĂ©e.
Les trois amis gardent maintenant le silence. Ils ne savent plus quoi rĂ©pondre Ă Job. Mais un jeune homme a Ă©coutĂ© pendant tout ce temps. Son nom est Ălihu.
Que dira Ălihu aprĂšs avoir gardĂ© si longtemps le silence ?
Viens découvrir le prochain chapitre !
đ Aperçu de Job chapitre 32
đ„ Lorsquâun jeune auditeur ne peut plus garder le silence
Ălihu a longtemps Ă©coutĂ© Job et ses amis. Ă prĂ©sent, il se met en colĂšre parce que les amis nâont pas rĂ©ussi Ă rĂ©pondre correctement Ă Job et parce que Job sâest trop dĂ©fendu lui-mĂȘme.
đ Pourquoi Ălihu a-t-il gardĂ© le silence si longtemps ?
đ Pourquoi se met-il en colĂšre contre Job et ses amis ?
đ Et son discours apportera-t-il davantage de lumiĂšre que les paroles des autres ?
âš Dans le prochain chapitre commence une nouvelle partie de lâhistoire de Job, avec une jeune voix qui a longtemps attendu et qui dĂ©sire maintenant parler.
