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📆 26 juillet – 1er aoĂ»t 2026


📚 CROYEZ EN SES PROPHÈTES

📖 Lecture hebdomadaire de l’Esprit de prophĂ©tie


👑 Ellen White | Prophùtes et Rois

👑 Chap. 15 : Josaphat

🙏 Un roi entre faiblesse humaine et confiance vivante en Dieu


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📍 Introduction

Josaphat monta sur le trĂŽne de Juda Ă  l’ñge de trente-cinq ans. Durant les vingt-cinq annĂ©es de son rĂšgne, il s’efforça de marcher dans les voies de son pĂšre Asa et de faire ce qui Ă©tait agrĂ©able au Seigneur. Son histoire tĂ©moigne d’un rĂ©veil spirituel, d’une administration juste, de rĂ©formes courageuses et d’une confiance remarquable en Dieu. Mais elle ne dissimule pas non plus ses erreurs. Des alliances imprudentes le placĂšrent dans de grands dangers, mais les rĂ©primandes de Dieu le ramenĂšrent toujours sur le bon chemin. Sa foi se manifesta de maniĂšre particuliĂšrement impressionnante lorsqu’une puissante armĂ©e ennemie marcha contre Juda et que Josaphat confessa : « Nous ne savons que faire, mais nos yeux sont tournĂ©s vers toi. »

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đŸ§” Commentaire

Lorsque Josaphat devint roi de Juda, une grande tĂąche l’attendait. Son pĂšre Asa avait essayĂ©, durant de nombreuses annĂ©es de rĂšgne, d’éloigner le peuple de l’idolĂątrie et de l’indiffĂ©rence spirituelle. Josaphat avait eu cet exemple devant les yeux depuis sa jeunesse. Il savait qu’un roi ne devait pas seulement protĂ©ger les frontiĂšres et administrer les villes. Il portait Ă©galement une responsabilitĂ© Ă  l’égard de l’état spirituel de son peuple.

DĂšs le commencement, Josaphat rechercha le Dieu de ses pĂšres. Il ne se tourna pas vers les Baals et ne suivit pas l’exemple du royaume du Nord, IsraĂ«l, qui sous Achab s’enfonçait toujours plus profondĂ©ment dans l’idolĂątrie. Tandis que le culte de Baal et l’influence de JĂ©zabel dominaient lĂ -bas la vie spirituelle, Josaphat voulait conduire Juda sur le chemin de l’obĂ©issance.

Le Seigneur affermit la royautĂ© entre ses mains. Juda lui apporta des prĂ©sents, et Josaphat acquit richesse et considĂ©ration. Cependant, son plus grand dĂ©sir n’était pas d’accroĂźtre ses biens personnels. Plus sa position s’affermissait, plus il luttait avec dĂ©termination contre les influences qui Ă©loignaient le peuple de Dieu. Il fit disparaĂźtre les hauts lieux et les idoles d’AstartĂ©, et il Ă©limina du pays ce qui restait des pratiques dĂ©gradantes des temps passĂ©s.

Josaphat comprit cependant que les rĂ©formes extĂ©rieures ne suffisaient pas. On pouvait dĂ©truire les autels et enlever les idoles, mais si les hommes ne connaissaient pas la Parole de Dieu, ils retourneraient facilement Ă  leurs anciennes habitudes. C’est pourquoi le roi accorda une grande importance Ă  l’instruction spirituelle.

Il envoya des princes, des LĂ©vites et des prĂȘtres dans les villes de Juda. Ils emportaient avec eux le livre de la loi du Seigneur et enseignaient le peuple. Ville aprĂšs ville, ils expliquaient les commandements de Dieu et aidaient les habitants Ă  comprendre comment ils devaient y conformer leur vie. Ainsi, la Parole de Dieu n’était pas seulement entendue dans le temple, mais elle parvenait Ă©galement dans les diffĂ©rentes rĂ©gions du pays.

Cette initiative produisit un rĂ©veil spirituel. Beaucoup commencĂšrent Ă  mieux comprendre les exigences de Dieu. Ils reconnurent leurs pĂ©chĂ©s et se dĂ©tournĂšrent de leurs mauvaises voies. La loi ne leur fut pas prĂ©sentĂ©e comme un recueil froid de prescriptions, mais comme l’expression de la volontĂ© d’un Dieu saint et aimant.

LĂ  oĂč la Parole de Dieu trouvait une place, l’ordre, la paix et la force morale se dĂ©veloppaient. Les hommes apprenaient Ă  assumer leurs responsabilitĂ©s les uns envers les autres. Les familles furent fortifiĂ©es, la vie publique reçut un fondement plus solide, et le peuple comprit que la vĂ©ritable sĂ©curitĂ© ne rĂ©sidait pas seulement dans les murailles ou les armes, mais dans la fidĂ©litĂ© Ă  Dieu.

Durant de nombreuses annĂ©es, Juda vĂ©cut en paix. Les peuples voisins n’osĂšrent pas l’attaquer, car la crainte du Seigneur reposait sur eux. Les Philistins apportaient des tributs et des prĂ©sents, et de grands troupeaux arrivaient d’Arabie. Josaphat devint de plus en plus puissant et fit construire des forteresses, des villes d’approvisionnement et des places fortifiĂ©es.

Son armée fut également bien organisée. Des hommes vaillants étaient au service du roi, et les villes fortes étaient soigneusement protégées. Tout semblait indiquer que Josaphat connaissait un rÚgne exceptionnellement prospÚre. Le réveil spirituel, la prospérité économique, la stabilité politique et la puissance militaire allaient de pair.

Pourtant, c’est prĂ©cisĂ©ment au sommet de son succĂšs que Josaphat prit une dĂ©cision lourde de consĂ©quences. Il consentit au mariage de son fils Joram avec Athalie, fille d’Achab et de JĂ©zabel. Par cette union, un lien Ă©troit fut Ă©tabli entre Juda et le royaume apostat du Nord, IsraĂ«l.

D’un point de vue humain, cette alliance pouvait paraĂźtre raisonnable. Elle promettait une sĂ©curitĂ© politique et une position plus forte face aux ennemis communs. Mais sur le plan spirituel, elle Ă©tait dangereuse. Josaphat lia sa maison Ă  une famille qui encourageait l’idolĂątrie et persĂ©cutait les prophĂštes de Dieu.

Cette union apporta plus tard de grandes souffrances Ă  Juda. Athalie introduisit dans la maison royale de David l’esprit de sa mĂšre JĂ©zabel. Ce qui avait commencĂ© comme une dĂ©cision politiquement habile ouvrit une porte Ă  l’impiĂ©tĂ©, dont les consĂ©quences se prolongĂšrent bien au-delĂ  de la vie de Josaphat.

Un jour, Josaphat rendit visite au roi Achab Ă  Samarie. Il y fut reçu avec de grands honneurs. Achab fit abattre un grand nombre de brebis et de bƓufs et prĂ©para un festin royal. Dans cette atmosphĂšre d’hospitalitĂ© et de reconnaissance, il persuada Josaphat de partir avec lui en guerre contre Ramoth en Galaad.

Achab voulait reprendre cette ville aux Syriens. Il prĂ©senta cette entreprise comme juste et nĂ©cessaire. Josaphat accepta imprudemment et dĂ©clara que son peuple et ses chevaux Ă©taient Ă  la disposition d’Achab. Dans un moment de faiblesse, il s’engagea par une promesse dans un projet dont il n’avait pas encore recherchĂ© l’approbation divine.

Lorsque le premier enthousiasme fut retombĂ©, Josaphat devint inquiet. Il savait qu’une telle campagne ne devait pas ĂȘtre entreprise uniquement sur la base de calculs humains. Il demanda donc Ă  Achab de consulter d’abord la parole du Seigneur.

Achab rassembla environ quatre cents prophĂštes. Tous dĂ©clarĂšrent unanimement que les rois devaient partir au combat, car Dieu livrerait Ramoth entre leurs mains. Leurs paroles semblaient convaincantes, et leur message correspondait exactement au dĂ©sir d’Achab.

Mais Josaphat sentit que quelque chose n’allait pas. L’accord des nombreuses voix ne lui apportait aucune certitude intĂ©rieure. Il demanda s’il existait encore un vĂ©ritable prophĂšte du Seigneur par lequel on pourrait consulter Dieu.

Achab mentionna MichĂ©e, fils de Jimla, mais dĂ©clara ouvertement qu’il le haĂŻssait. MichĂ©e ne disait jamais rien de bon Ă  son sujet et n’annonçait que des malheurs. Cette attitude rĂ©vĂ©lait la maniĂšre dont Achab considĂ©rait la vĂ©ritĂ© divine. Il ne jugeait pas le message selon qu’il Ă©tait vrai, mais selon qu’il lui plaisait.

Josaphat insista pour que MichĂ©e soit appelĂ©. Lorsque le prophĂšte se prĂ©senta devant les rois, on lui demanda solennellement de dire uniquement la vĂ©ritĂ© au nom du Seigneur. MichĂ©e dĂ©crivit alors une vision grave. Il vit tout IsraĂ«l dispersĂ© sur les montagnes comme des brebis sans berger. Le message Ă©tait clair : le roi d’IsraĂ«l tomberait, et l’armĂ©e reviendrait sans chef.

Cet avertissement aurait dĂ» suffire. Josaphat aurait dĂ» retirer sa promesse et refuser de participer Ă  cette campagne. Mais il avait donnĂ© sa parole Ă  Achab et hĂ©sitait Ă  rompre cette alliance. Il partit donc Ă  la guerre aux cĂŽtĂ©s du roi d’IsraĂ«l, malgrĂ© sa meilleure conviction.

Achab tenta d’échapper au jugement annoncĂ©. Il se dĂ©guisa, tandis que Josaphat conserva ses vĂȘtements royaux. Les chefs syriens avaient reçu l’ordre de combattre principalement contre le roi d’IsraĂ«l. Lorsqu’ils virent Josaphat, ils le prirent d’abord pour Achab et l’encerclĂšrent.

Dans sa dĂ©tresse, Josaphat cria au Seigneur. Dieu lui vint en aide et dĂ©tourna de lui ses assaillants. Lorsqu’ils comprirent qu’il n’était pas le roi d’IsraĂ«l, ils cessĂšrent de le poursuivre. Josaphat apprit Ă  cet instant combien il Ă©tait dangereux de s’associer Ă  un homme impie et, en mĂȘme temps, combien Dieu rĂ©pond avec misĂ©ricorde au cri de secours de celui qui a commis une faute.

Mais Achab ne pouvait pas Ă©chapper Ă  la parole de Dieu. Un soldat syrien banda son arc sans viser un endroit particulier et atteignit le roi dĂ©guisĂ© entre les jointures de son armure. Gravement blessĂ©, Achab resta dans son char jusqu’au soir. Au coucher du soleil, il mourut, et l’armĂ©e retourna dans son pays.

Ainsi s’accomplit la prophĂ©tie de MichĂ©e. Aucun plan humain, aucun dĂ©guisement et aucune stratĂ©gie militaire ne pouvaient rendre la parole de Dieu inefficace. Josaphat retourna profondĂ©ment Ă©branlĂ© Ă  JĂ©rusalem.

Lorsqu’il s’approcha de la ville, le voyant JĂ©hu vint Ă  sa rencontre. Il demanda au roi : « Devais-tu secourir le mĂ©chant et aimer ceux qui haĂŻssent le Seigneur ? » Ces paroles Ă©taient sĂ©vĂšres, mais justes. Josaphat dut reconnaĂźtre que son alliance avec Achab n’avait pas seulement Ă©tĂ© une erreur politique. Elle avait Ă©tĂ© une dĂ©faillance spirituelle.

Mais la rĂ©primande contenait Ă©galement de l’espĂ©rance. JĂ©hu rappela que de bonnes choses avaient Ă©tĂ© trouvĂ©es en Josaphat. Il avait fait disparaĂźtre les idoles d’AstartĂ© du pays et disposĂ© son cƓur Ă  rechercher Dieu. Le Seigneur ne le rejetait pas, mais l’appelait Ă  la repentance.

Josaphat accepta la rĂ©primande. Il n’endurcit pas son cƓur et ne persĂ©cuta pas le prophĂšte. Au contraire, il consacra de nouveau les annĂ©es suivantes au renouvellement spirituel et social de Juda. Depuis Beer-SchĂ©ba jusqu’à la montagne d’ÉphraĂŻm, il parcourut le pays et ramena le peuple au Dieu de ses pĂšres.

Une partie importante de ses rĂ©formes consista Ă  rĂ©organiser le systĂšme judiciaire. Josaphat Ă©tablit des juges dans les villes fortifiĂ©es de Juda. Il leur rappela qu’ils ne rendaient pas la justice au nom des hommes, mais au nom du Seigneur.

Ces juges devaient ĂȘtre conscients que Dieu lui-mĂȘme Ă©tait auprĂšs d’eux lorsqu’ils prononçaient leurs verdicts. Ils ne devaient donc ni ĂȘtre partiaux ni accepter de prĂ©sents. La richesse, la position, les relations personnelles ou l’influence sociale ne devaient favoriser personne devant la justice.

Josaphat Ă©tablit Ă©galement Ă  JĂ©rusalem un tribunal suprĂȘme. Des LĂ©vites, des prĂȘtres et des chefs de famille devaient examiner les affaires difficiles et rĂ©gler les litiges. Les questions spirituelles et civiles furent confiĂ©es Ă  des responsables distincts.

Le roi exhorta tous les juges Ă  agir dans la crainte du Seigneur, avec fidĂ©litĂ© et d’un cƓur sans partage. Ils ne devaient pas seulement condamner les hommes, mais aussi les instruire dans la loi de Dieu. Ainsi, de nouvelles transgressions devaient ĂȘtre Ă©vitĂ©es et la paix prĂ©servĂ©e dans le pays.

Josaphat comprenait que la vĂ©ritable justice devait profiter tout particuliĂšrement aux faibles. Le pauvre, l’orphelin, le nĂ©cessiteux et l’opprimĂ© ne devaient pas ĂȘtre oubliĂ©s. Un royaume juste ne se reconnaissait pas seulement Ă  ses puissantes murailles, mais Ă  la maniĂšre dont les personnes sans dĂ©fense Ă©taient traitĂ©es.

Josaphat s’efforça ainsi de protĂ©ger les droits et les libertĂ©s de ses sujets. Il savait que chaque ĂȘtre humain Ă©tait prĂ©cieux devant Dieu et que les juges humains se trouvaient eux-mĂȘmes sous l’autoritĂ© du Juge suprĂȘme.

Vers la fin de son rĂšgne, la foi de Josaphat fut de nouveau soumise Ă  une rude Ă©preuve. Une immense armĂ©e composĂ©e de Moabites, d’Ammonites et d’habitants du mont SĂ©ir marcha contre Juda. La nouvelle rĂ©pandit une grande crainte, car les troupes ennemies avaient dĂ©jĂ  atteint En-GuĂ©di.

Josaphat n’était pas un souverain inexpĂ©rimentĂ© ou faible. Durant des annĂ©es, il avait renforcĂ© son armĂ©e et fortifiĂ© ses villes. Il disposait d’armes, de soldats et d’ouvrages dĂ©fensifs. Pourtant, Ă  cette heure, il ne plaça pas d’abord sa confiance dans la puissance humaine.

Le roi eut peur, mais sa peur ne le conduisit pas à la panique. Elle le poussa à la priÚre. Il décida de rechercher le Seigneur et proclama un jeûne dans tout Juda.

Les habitants de toutes les villes se rendirent à Jérusalem. Les personnes ùgées et les jeunes, les hommes, les femmes et les enfants se rassemblÚrent devant le Seigneur. Le peuple ne faisait pas seulement face à une crise politique. Il reconnut que sa seule espérance était en Dieu.

Dans la cour du temple, Josaphat se prĂ©senta devant l’assemblĂ©e. Il prononça lĂ  une priĂšre qui rĂ©vĂ©lait Ă  la fois sa foi profonde et son entiĂšre impuissance. Il rappela Ă  Dieu qu’il Ă©tait le souverain de tous les royaumes des nations et que personne ne pouvait rĂ©sister Ă  sa puissance.

Josaphat se souvint de la maniĂšre dont Dieu avait conduit son peuple dans l’histoire. Le Seigneur avait donnĂ© le pays Ă  son peuple et confirmĂ© ses promesses aux descendants d’Abraham. À JĂ©rusalem se trouvait le sanctuaire qui portait le nom de Dieu.

Le roi rappela la promesse selon laquelle, en temps de guerre, de jugement, de maladie ou de famine, le peuple pouvait se tenir devant cette maison et invoquer Dieu. Or, une telle heure était précisément arrivée.

Josaphat exposa ouvertement la menace. Les peuples qu’IsraĂ«l avait Ă©pargnĂ©s lors de sa sortie d’Égypte venaient maintenant chasser Juda de l’hĂ©ritage donnĂ© par Dieu. Le roi ne demanda pas la victoire parce que Juda aurait Ă©tĂ© parfait ou puissant. Il fit appel Ă  la justice de Dieu et Ă  sa fidĂ©litĂ© envers son alliance.

Puis il prononça cette confession sincĂšre : « Nous sommes sans force devant cette grande multitude qui s’avance contre nous, et nous ne savons que faire, mais nos yeux sont tournĂ©s vers toi. » La vĂ©ritable force de Josaphat rĂ©sidait dans ces paroles.

Il ne nia pas sa peur. Il ne prĂ©tendit pas non plus possĂ©der lui-mĂȘme une solution. Il confessa son impuissance tout en fixant son regard sur le Dieu tout-puissant. Le peuple tout entier se tenait avec lui devant le Seigneur.

Tandis que Juda priait encore, l’Esprit de Dieu descendit sur Jachaziel, un LĂ©vite parmi les fils d’Asaph. Il annonça au roi et au peuple un message clair : ils ne devaient ni craindre ni se laisser abattre, car le combat n’était pas leur combat, mais celui de Dieu.

Le lendemain, ils devaient marcher à la rencontre de leurs ennemis. Mais ils n’auraient pas à combattre de la maniùre habituelle. Ils devaient prendre position, demeurer immobiles et contempler le secours du Seigneur.

Lorsque Josaphat entendit ce message, il s’inclina le visage contre terre. Tout Juda et les habitants de JĂ©rusalem tombĂšrent devant le Seigneur et l’adorĂšrent. Avant mĂȘme que le danger ait disparu, ils rĂ©pondirent par l’adoration.

Puis les LĂ©vites se levĂšrent et louĂšrent le Dieu d’IsraĂ«l d’une voix forte. La victoire n’était pas encore visible, l’armĂ©e ennemie se trouvait toujours dans le pays, mais le peuple commençait dĂ©jĂ  Ă  remercier Dieu.

TĂŽt le lendemain matin, Juda partit vers le dĂ©sert de Tekoa. Avant le dĂ©part, Josaphat s’adressa au peuple et dĂ©clara : « Confiez-vous en l’Éternel, votre Dieu, et vous serez affermis ; confiez-vous en ses prophĂštes, et vous rĂ©ussirez. »

AprĂšs avoir consultĂ© le peuple, le roi dĂ©signa des chanteurs qui devaient marcher devant l’armĂ©e. RevĂȘtus d’ornements sacrĂ©s, ils louaient le Seigneur pour sa grĂące et sa bontĂ©.

C’était un ordre inhabituel pour une campagne militaire. Ce n’étaient pas les soldats les plus forts qui avançaient en premier, mais les chanteurs. Ce n’étaient pas des cris de guerre, mais des chants de louange qui remplissaient l’air. Par son chant, le peuple proclamait que sa confiance ne reposait ni sur l’épĂ©e ni sur la lance, mais sur Dieu.

Lorsqu’ils commencĂšrent Ă  louer et Ă  remercier le Seigneur, celui-ci intervint lui-mĂȘme. La confusion se rĂ©pandit parmi les armĂ©es ennemies. Les Ammonites et les Moabites se tournĂšrent contre les hommes du mont SĂ©ir. AprĂšs les avoir dĂ©truits, ils s’entretuĂšrent jusqu’à ce qu’il ne reste plus personne.

Lorsque Juda arriva au poste d’observation dans le dĂ©sert et regarda vers la grande armĂ©e, il ne vit plus que les corps des soldats tombĂ©s. Le combat que le peuple ne pouvait gagner par ses propres forces avait dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dĂ©cidĂ©.

Durant trois jours, Juda rassembla le butin, tant il était abondant. Le quatriÚme jour, le peuple se réunit dans la vallée de Beraca, la vallée de la louange, et remercia le Seigneur.

Puis tous retournĂšrent avec joie Ă  JĂ©rusalem. Les psaltĂ©rions, les harpes et les trompettes les accompagnĂšrent jusqu’à la maison de Dieu. La ville, qui quelques jours auparavant avait Ă©tĂ© remplie de crainte, rĂ©sonnait maintenant de la louange du Seigneur.

Juda avait dĂ©couvert que les ressources de Dieu Ă©taient illimitĂ©es. D’un point de vue humain, la situation avait Ă©tĂ© sans issue, mais c’est prĂ©cisĂ©ment l’ampleur de l’impossibilitĂ© qui rendit l’intervention divine d’autant plus visible.

La nouvelle de cette victoire se rĂ©pandit parmi les peuples environnants. Ils comprirent que le Seigneur lui-mĂȘme avait combattu pour IsraĂ«l. La crainte de Dieu s’empara des royaumes, et le royaume de Josaphat retrouva la paix.

La vie de Josaphat montre un homme qui recherchait sincĂšrement Dieu tout en n’étant pas exempt d’erreurs. Il entreprit des rĂ©formes, instruisit le peuple, fortifia le systĂšme judiciaire et plaça sa confiance dans le Seigneur au moment de la plus grande crise. Mais son alliance avec Achab faillit Ă©galement le conduire Ă  sa perte.

Son histoire montre combien de mauvaises associations peuvent ĂȘtre dangereuses. Les convictions spirituelles ne doivent pas ĂȘtre sacrifiĂ©es Ă  la commoditĂ© politique, Ă  la reconnaissance sociale ou Ă  l’amitiĂ© personnelle. Une personne peut aimer Dieu et nĂ©anmoins se retrouver, Ă  cause de relations imprudentes, dans des situations oĂč son jugement est affaibli.

Mais l’histoire de Josaphat rĂ©vĂšle Ă©galement la patience de Dieu. Le Seigneur le reprit, le protĂ©gea durant la bataille et lui donna l’occasion de corriger ses erreurs. Josaphat accepta la rĂ©primande et consacra de nouveau ses forces Ă  la vĂ©ritĂ© et Ă  la justice.

Sa priĂšre au moment de la menace demeure tout particuliĂšrement un tĂ©moignage durable de foi. Il ne confessa pas seulement la puissance de Dieu, mais Ă©galement sa propre impuissance. Ses yeux ne se fixĂšrent pas sur la grandeur de l’ennemi, mais sur celui qui rĂšgne au-dessus de tous les royaumes.

La victoire ne commença pas sur le champ de bataille, mais dans le temple. Elle commença par le jeĂ»ne, la priĂšre, l’humiliation, l’écoute de la Parole de Dieu et la louange de sa promesse. Le peuple ne remporta pas la victoire parce qu’il Ă©tait plus fort, mais parce qu’il s’appuya entiĂšrement sur le Seigneur.

La vie de Josaphat nous rappelle ainsi que la vĂ©ritable direction commence par la crainte de Dieu. Un dirigeant sert le mieux son peuple lorsqu’il connaĂźt la Parole de Dieu, protĂšge la justice et la misĂ©ricorde, accepte les rĂ©primandes et recherche d’abord le Seigneur en temps de crise.

Aujourd’hui encore, les mĂȘmes principes demeurent valables. La connaissance, le pouvoir, l’organisation et la prĂ©paration ont leur place, mais ils ne doivent jamais remplacer Dieu. Dans toute situation humainement impossible, la confession de Josaphat reste vraie : « Nous ne savons que faire, mais nos yeux sont tournĂ©s vers toi. »

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đŸ§ș RĂ©sumĂ©

Josaphat rechercha le Dieu de ses pĂšres et conduisit Juda par des rĂ©formes spirituelles, un enseignement approfondi et une administration juste de la justice. Sous sa direction, le peuple connut la paix et la prospĂ©ritĂ©. Mais son alliance avec Achab le plaça dans un grand danger et montra combien des relations imprudentes peuvent avoir de lourdes consĂ©quences. AprĂšs avoir Ă©tĂ© repris par Dieu, Josaphat renouvela ses efforts en faveur de la vĂ©ritĂ© et de la justice. Lorsqu’une puissante armĂ©e marcha contre Juda, il ne plaça pas son espĂ©rance dans les armes et les fortifications, mais en Dieu. Par le jeĂ»ne, la priĂšre, la foi et la louange, le peuple connut une dĂ©livrance merveilleuse sans avoir lui-mĂȘme Ă  combattre.

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🔩 Message pour nous aujourd’hui

L’histoire de Josaphat nous rappelle que la Parole de Dieu doit ĂȘtre le fondement de nos dĂ©cisions. Le succĂšs, l’expĂ©rience et une bonne prĂ©paration ne doivent pas nous conduire Ă  agir sans la direction de Dieu. De mauvaises alliances peuvent affaiblir notre foi et nous entraĂźner sur des chemins que nous n’avions pas l’intention d’emprunter. En mĂȘme temps, nous pouvons avoir l’assurance que Dieu accueille une repentance sincĂšre et peut de nouveau nous utiliser aprĂšs nos erreurs. Dans les situations oĂč nos forces ne suffisent pas et oĂč nous ne voyons aucune issue, nous devons tourner nos yeux vers le Seigneur. Le combat lui appartient, et son intervention commence souvent lorsque nous reconnaissons notre impuissance et que nous le remercions par la foi.

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📝 Sujet de rĂ©flexion

Est-ce que je prends mes dĂ©cisions en me fondant d’abord sur la sagesse humaine, ou est-ce que je recherche la volontĂ© de Dieu ? Existe-t-il dans ma vie des relations ou des influences qui affaiblissent ma clartĂ© spirituelle ? Suis-je prĂȘt Ă  reconnaĂźtre ma propre impuissance et Ă  tourner entiĂšrement mes yeux vers Dieu ? Puis-je dĂ©jĂ  le remercier avant mĂȘme de voir sa solution ?

« Nous ne savons que faire, mais nos yeux sont tournés vers toi. » (2 Chroniques 20,12)

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